Recommander

Infos en continu

  • Flux RSS des articles

 

La macro-politique est l'étude globale des mécanismes et des structures  de gestion de sociétés humaines.

  *     *     * 

Nous avons créé l'IRM, l'Institut de Recherche Macropolitique pour étudier et concevoir le  système de gestion démocratique dont le monde a besoin. L'objectif principal de l'IRM est de mettre au point un système démocratique alternatif fonctionnel, harmonieux et équitable, hors de toute pression et pouvoir politique.

  *     *     *

Nous espérons pouvoir aider ce monde à franchir les nouvelles étapes dont il a besoin vers le respect des droits et de l'harmonie dont les hommes ont besoin et auxquels ils aspirent légitimement depuis l'origine de leur conscience humaine.

  *     *     *

Paradoxes à méditer sur ce monde supra-humano-pollué :

 Les religions déistes censées unifier et pacifier les hommes sont à l'origine de tous les drames de notre planète..
 La blancheur de la peau, "modèle des modèles", est pretexte aux plus grandes folies et atrocités de ce monde.

 

 

Jeudi 3 mai 2007

 
La France, toujours engluée dans de traditionnelles idéo-rêveries politiques, s’enfonce de plus en plus dans une illusion européenne qui va lui coûter encore 5 années de stagnation économique et sociale, car l’objectif des nouveaux chefs de l’Europe n’est pas économique, et encore moins social, c’est la grande marche vers une nation utopique qui hypothèque notre présent pour un avenir plus qu’incertain.
 

Il y a une confusion dangereuse au sujet de l’Europe dans l’esprit des Français qui paralyse notre pays pour un avenir européen qui ne correspond pas à l’idée qu’ils en ont. La meilleure preuve en est qu’ils croient pouvoir la façonner à leur idée, à commencer par les deux prétendants au trône présidentiel eux-mêmes. Pourtant, avec seulement 8,7% de poids dans les décisions européennes (indice de Shapley)pour à peine 12,3% de la population, comment peuvent-ils encore rêver pouvoir changer la tendance prise par la quasi totalité des 26 autres pays membres et leurs 390 millions d’habitants qui profitent des structures mises en place et à qui l’Europe profite en priorité. L’absence des questions européennes et internationales de la campagne des deux favoris, pourtant capitales, montre leur dangereuse inconscience de nos favoris à ce sujet. Rien d’étonnant quand on voit qu’ils croient que la France est encore 5ème puissance mondiale (cité encore par Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal à « dimanche plus » sur Canal), alors que la Chine nous a ravi cette place depuis deux ans déjà. Ce détail d’apparence anodine illustre bien la « légèreté » économique de ces deux soi-disant champions à qui nous sommes en train de confier notre avenir. 

 

Contrôler la BCE et l’euro pour Nicolas Sarkozy, faire l’Europe sociale pour Ségolène Royal, voilà bien également deux utopies qui montrent à quel point nos deux prétendants sont eux-mêmes dans une dangereuse confusion vis à vis de l’Europe. Croire que la France peut imposer sa volonté en Europe n’est que pure illusion, et les sacrifices qui sont demandés aux Français aujourd’hui le sont en pure perte tant leur schéma républicain est éloigné des 26 autres partenaires de l’Europe, condamnant encore pour longtemps l’espoir d’une union homogène et fonctionnelle pour en tirer des bénéfices.

 

Ainsi, quand le rêve cède la place à la réalité d’un texte constitutionnel, les Français le rejettent car il ne correspond pas, bien sûr, à l’imaginaire collectif qu’on leur a laissé se forger. Mais s’ils ne sont pas tombés dans le piège de la première constitution, ne se feront-ils pas trahir dans l’avenir, rien n’est moins sûr. Surtout, les Français veulent du changement, mais ils ne sont pas conscients que l’Europe du changement condamne le pouvoir qu’ils aiment donner à leur chef au suffrage universel, car ceux qui font l’Europe n’ont qu’une idée en tête, celle de développer l’ascendant du pouvoir de cette pseudo-nation au détriment de leur souveraineté. Les conséquences, elles, sont déjà bien là depuis plusieurs années, provoquées par ces « apprentis sorciers » de la politique qui sont encore plus déconnectés des réalités, perdus dans leur délire de « holding politique », comme en témoigne cette constitution nébuleuse et mort-née que nos politiciens eux-mêmes sont incapables de comprendre.

 

Au moment du grand réveil citoyen avec 84% de participation aux présidentielles, les absurdes 42% de participation aux dernières élections européennes montrent bien clairement la « virtualité » de cette Europe pour nos concitoyens. Si on demandait aux Français par référendum aujourd’hui s’ils veulent abandonner leur passeport Français et l’élection de leur président duquel ils attendent tous les miracles, il est probable qu’ils répondraient encore une fois « non ». Pourtant c’est exactement l’aboutissement non avoué des acteurs de l’Union Européenne dont la seule viabilité est de constituer une réelle nation disposant de tous les outils indispensables à une démocratie. Viabilité toute illusoire car la géométrie plus que trop variable de l’Europe lui interdit de ressembler à une véritable nation dont elle nourrit pourtant ses rêves. Pendant ce temps, la France comptant à tort sur cette union pour la protéger de la concurrence offre ses faiblesses en cadeau à la cupidité des prédateurs internationaux. Son patrimoine fait le bonheur de ceux qui ont les moyens de se l’offrir, mais ils sont de moins en moins français. Pauvres héros résistants qui ont sacrifié leur vie pour laisser leurs descendants abandonner ce patrimoine si chèrement défendu.

 

Faut-il donc être français pour se laisser manipuler aussi facilement par ses partenaires à qui nous aimons tant ouvrir nos bras. Seraient-ils aussi généreux à notre encontre ?

 

Cette Europe va peser de plus en plus lourd dans la balance de nos comptes commerciaux et sociaux. La candeur internationale française va encore laisser la part belle à nos concurrents et nous obliger à puiser encore dans notre bas de laine pour continuer à maintenir notre train de vie au dessus de nos moyens. Et pourtant, s’il y a bien un pays européen qui n’a pas besoin de l’Europe, c’est bien la France. d’autant plus que nos dirigeants s’imaginent naïvement ou présomptueusement pouvoir la faire changer de cap, et les Français, plutôt que d’en tirer les bénéfices risquent fort de continuer à en être les victimes.


Et pourtant, s’il y a bien un pays européen qui n’a pas besoin de l’Europe, c’est bien la France.

 

Par jean-marc - Publié dans : DEBAT sur L'EUROPE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 21 avril 2007


Pourquoi rien ne changera véritablement en France pendant le prochain quinquennat

* * *

Le financement démesuré et incontrôlé de notre système politique paralyse notre pays car le débat démocratique indispensable se noie dans les polémiques et les affrontements partisans. Cela est dû principalement au rapport étroit du pouvoir avec les partis politiques dont le financement en est la clé. Pour être élu, il faut un parti, et pour alimenter les caisses du parti, il faut des élus. Les deux sont tellement liés qu’il en résulte un immobilisme de toute la dynamique politique, et par voie de conséquence, de la dynamique nationale. C’est une des raisons pour lesquelles la situation de la France va encore s’aggraver pendant le prochain quinquennat.

Le système de financement de notre espace politique est un véritable drame car les budgets démesurés attisent les luttes de clans et favorisent la division, paralysant le débat et interdisant de ce fait toute réforme d’envergure, donc tout vrai changement. Il génère et entretient un système d’influence particulièrement verrouillé qui ne laisse que peu de place à la compétence et à une gestion saine et démocratique. Il offre par contre une large place à l’immobilisme par la dépendance étroite des représentants du peuple à leur parti. Les réformes de fond que les Français attendent ne seront une nouvelle fois pas au rendez-vous de ce prochain quinquennat car le débat ne pourra encore pas prendre sa place légitime. Par défaut, la prolifération des réglementations de second ordre, au lieu de résoudre les problèmes, ne fera que les amplifier.

Aucun mandat ne peut aujourd’hui s’affranchir de son échéance électorale. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’on a cinq ans pour gouverner que l’on est libéré de la pression électorale. Celle-ci s’exerce à tous les instants de la vie politique et pèse sur les décisions des dirigeants, directement ou indirectement. A l’assemblée, là où devrait s’exprimer toute la richesse du débat démocratique avec 577 députés censés représenter tous les Français disposant chacun d’un budget mensuel de plus de 20.000 €, c’est en fait un dialogue de sourd et un affrontement perpétuel qui prévaut entre les principaux partis, désintéressant non seulement les Français mais les députés eux-mêmes qui désertent de plus en plus les débats et les votes. Si l’on ajoute à cela les 20% de Français qui ne sont même pas représentés depuis 20 ans, cela montre bien à quel niveau notre démocratie d’opinion en est réduite.

Malheureusement, aucun des candidats n’a l’intention de changer cette aberration fondamentale de notre système démocratique pour la bonne raison que le gâteau est bien alléchant et qu’ils ont des comptes à rendre au parti sans lequel aucune accession au pouvoir n’est possible. Avec une majorité parlementaire aux prochaines législatives, c’est près de 3 millions € par mois que leur parti va encaisser pendant 5 ans (montants encaissés par l’UMP en 2007), et dont il aura du mal à se voir priver. Soit près de 200 millions €, une bonne rentabilité par rapport aux quelques millions investis dans la campagne présidentielle (3,5 millions € en 2002 pour le RPR et le PS).

Comme le cycle démocratique étant maintenant renforcé à 5 ans, cette échéance devient d’autant plus cruciale dans la vie de nos élus, et les énormes budgets qui en découlent concentrent l’énergie politique sur la conquête et la conservation des parts de marché de ce nouveau business si rémunérateur, si protégé, et si peu contrôlé.

Même François Bayrou qui veut bousculer le système a déjà annoncé la création d’un grand parti s’il est élu, ce qui alimente assez bien la critique qui lui a été faite de « tenter une OPA sur le parti socialiste » (Jean-Michel Apathie sur Canal+). L’expression est bien choisie pour illustrer la financiarisation politique. Nous avons personnellement suggéré à Monsieur Bayrou d’inclure dans son projet de libérer les députés de l’emprise des partis pour un meilleur fonctionnement de notre démocratie, mais apparemment il n’a pas retenu cette idée.

Comme vrai changement, les Français attendent un grand rassemblement, libéré des intérêts des minorités, car ils savent bien qu’il est nécessaire pour faire face à une situation critique d’importance nationale. Sans synergie, pas d’énergie, et pendant que les Français s’enlisent dans l’affrontement interne, ils ne peuvent pas faire face à une compétition internationale de plus en plus forte, qui fait main basse sur leurs richesses et dégrade leur qualité de vie.

Les budgets annuels des principaux organes politiques Français en 2007 :

Présidence de la République : 32 millions € (en fait illimité sans aucun contrôle)
Assemblée nationale : 502 millions €
Sénat : 309 millions €
Partis politiques : 73 millions €

Quant aux Services du Premier ministre, le budget était de 900 millions en 2005, difficile à préciser dans les dernières lois de finances, car de plus en plus dilué. Soit, au total, près de 2 milliards € par an pour notre vie politique. Des budgets faramineux, toujours aussi opaques, et pour quel résultat. Pour près de 10 milliards d’euros dépensés sur 5 ans, c’est bien peu d’améliorations observées en ce qui concerne la résolution de nos problèmes.

Imaginez pourtant l’efficacité que l’on pourrait obtenir si les 365 millions € qui vont être encore une fois versés aux partis politiques ces cinq prochaines années étaient investis en moyens techniques et recherche mis à la disposition de tous les partis et de toute l’intelligence Française, notamment pour organiser de vrais débats productifs. Ne serait-ce pas là tout simplement un vrai changement ?


Par jean-marc - Publié dans : LIBERER la POLITIQUE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 6 avril 2007

Ou l'impopularité annoncée du futur Président de la République.

*   *   *

Pourquoi la situation de la France va encore s’aggraver pendant le prochain quinquennat.
 

Il y a cinq raisons pour lesquelles la situation de la France va encore s’aggraver pendant les cinq prochaines années. La première de ces raisons est : L’impopularité latente du futur Président de la République

 

Les chiffres sont édifiants. En analysant de manière macropolitique le baromètre électoral, c’est à dire en calculant les « certitudes de vote par rapport à l’ensemble de la population », seulement 8,06% des Français font confiance à Nicolas Sarkozy, 6,54% à Ségolène Royal et 4,19% à François Bayrou, les trois candidats parmi lesquels se trouve notre futur président. Pourtant, de l’avis de tous les spécialistes, la nouveauté des candidats et la leçon de 2002 leur donnent en 2007 une popularité record. En fait, derrière les tonitruants 26% donnés par les sondages pour le favori, se cachent 20% d’indécis, 14% d’abstentions, 9,5% de non-inscrits, et 22% de non-électeurs. La popularité réelle des candidats est donc réduite à un pourcentage ridicule de la population. Voici donc l’édifiant graphique qui illustre magistralement l’impopularité latente de notre futur Président de la république.

 

fin

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus