La macro-politique est l'étude globaledes mécanismes et des structures de gestionde sociétés humaines.
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Nous avons créé l'IRM, l'Institut de Recherche Macropolitique pour étudier et concevoir le système de gestion démocratique dont
le monde a besoin. L'objectif principal de l'IRM est de mettre au point un système démocratique alternatif fonctionnel, harmonieux et équitable, hors de toute pression et pouvoir
politique.
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Nous espérons pouvoir aider ce monde à franchir les nouvelles étapes dont il a besoin vers le respect des droits et de l'harmonie
dont les hommes ont besoin et auxquels ils aspirent légitimement depuis l'origine de leur conscience humaine.
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Paradoxes à méditer sur ce monde supra-humano-pollué :
Les religions déistes censées unifier et pacifier les hommes
sont à l'origine de tous les drames de notre planète..
La blancheur de la peau, "modèle des modèles", est pretexte
aux plus grandes folies et atrocités de ce monde.
Nos dirigeants doivent seulement organiser, structurer et exécuter la volonté du peuple grâce à leur savoir faire et à leurs compétences de gestion. Même si cette volonté peut ne pas être considérée par certains comme la plus judicieuse, son respect garantit la démocratie et la paix sociale.
Le moment est venu où le progrès technique permet de franchir la dernière étape vers la vraie démocratie, celle qui donne la décision finale et le contrôle aux individus eux-mêmes. Grâce à notre évolution technologique, informatique et médiatique, nous pouvons maintenant bénéficier d’un système social efficace, équitable et juste. Il suffit de le décider.
L’interactivité du gouvernement et de l’opinion publique doit être totale. Il ne suffit pas d’un système de consultation et d’information, il faut organiser un véritable dialogue efficace et concret entre le gouvernement et les Français. La consultation des Français doit être permanente et systématique sur tous les choix, crises et problèmes qui surviennent dans la vie politique du pays, et faire acte de loi. Si cette consultation peut être graduelle en participation et en importance, elle doit garantir la libre expression de l’opinion publique et son respect total par les dirigeants. Ils n’ont plus aujourd’hui aucune raison de ne pas être totalement en concordance avec la volonté des Français. Entre la concentration de tous les pouvoirs dans les mains d’un seul homme et le vote systématique de toutes les décisions par 65 millions de français, il y a beaucoup de possibilités aujourd’hui pour garantir la non-concentration des pouvoirs et respecter la volonté démocratique.
La technologie nous permet maintenant de faire respecter l’article 2 de notre constitution qui définit le principe même de la république: “gouvernement du peuple, par le peuple, et pour le peuple”.
Nous qui avons inventé la démocratie, nous devons la faire évoluer et la parachever, pour la France ainsi que pour le monde entier.
Les Français constatent avec tristesse jour après jour leur impuissance à maîtriser leur destin économique. Ils souffrent du gaspillage de leur droit à profiter de la qualité de vie dont la France est toujours le modèle, mais dont ils n’ont eux-mêmes plus les moyens.
Les Français étouffent, ceux qui disent le contraire sont des privilégiés. Le dernier paradoxe Français, ce sont les nouveaux pauvres dans le pays le plus luxueux de la planète. La France est toujours championne de la qualité de vie, mais définitivement plus pour tout le monde. Pour se rendre bien compte de notre évolution, voici quelques chiffres qui ne laissent aucun doute.
- l’INSEE d’abord, mesure directement le pouvoir d’achat en France : baisse de 0,7% de 1995 à 1996, + 1% chaque année jusqu’en 1999, puis n’a cessé de régresser jusqu’en 2003 (- 0,8% de 2002 à 2003). (Secteur privé et semi-public) ;
- dans les 10 dernières années, de 1996 à 2005, le SMIC a augmenté de 10%, mais le coût de la vie a augmenté de plus de 30% ;
- de 1978 à 2004 (26 ans), les salaires “bruts” ont augmenté de 50% seulement. L’inflation quant à elle à été de près de 250% (3,7% en moyenne par an), 5 fois plus que les salaires.
Depuis près de 30 ans donc, notre pouvoir d’achat ne cesse de diminuer, et dans des proportions importantes. La récente étude de KPMG sur la compétitivité des pays du G7 derrière le « cocorico » français cache un bien triste bilan : la compétitivité française y est exemplaire, y compris pour les coûts des salaires. Ce n’est déjà pas une bonne nouvelle en soi pour les salariés, mais quand on rajoute à cela le fait que le rapport précise « coût réel des salaires y compris les charges sociales », alors là, ça devient très alarmant. En effet, la France est le pays où les salaires nets sont presque doublés par les charges sociales et taxes diverses. Cela ne laisse plus beaucoup de place pour notre pouvoir d’achat.
L’économie descend doucement mais sûrement. Depuis 3 ans que le CAC 40 progresse insolemment, la croissance est en panne et le CAC 40 ne traduit aucune augmentation du PIB. Pourquoi? Parce que le CAC 40 n’est en fait que la mesure de la valeur spéculative du capital des entreprises, artificiellement décuplée par la baisse des taux d’intérêts. La dégradation de l’économie française elle est bien réelle :
- croissance en panne depuis 2002 (1%) ; voisine de zéro en 2003 ; 1,4% en 2005 (elle était de 4% aux Etats-Unis ; 3,5% en Suède ; 10% en Chine en 2005) ;
- balance commerciale en baisse constante depuis 1999 (création de la monnaie unique) pour aboutir à un déficit de 14 milliards d’euros en 2004 et atteindre la démesure en 2005 avec 24,5 milliards d’euros de déficit. Du jamais vu en France, et elle devrait être bien supérieure encore en 2006. Même dans les périodes les plus sombres, on n’avait pas été jusque-là. Notre balance commerciale était un exemple et en progression constante de 1990 à 1998, jusqu’à la monnaie unique. Drôle de coïncidence…
- explosion des déficits sociaux avec 14 Milliards en 2004 (3 fois plus qu’en 2002)
- une dette publique toujours en progression qui dépasse 66% du PIB (1.200 Mds) ;
- une perte de compétitivité de 7 places depuis 2003, nous reléguant à la 30ème place mondiale.
- Une perte de 2 places au classement économique mondial (derrière la Grande Bretagne)
- 12% de la population vit avec moins de 650 euros par mois ;
- 12 millions de Français vivent dans la précarité.
Il faut réveiller la France avant qu'elle ne finisse par tomber dans le coma économique.
Toujours plus de taxes.Je suis tombé par terre, devant la vie trop chère, le nez dans le ruisseau, grâce aux services fiscaux. La France est toujours dans le peloton de tête de l’Europe en ce qui concerne les prélèvements obligatoires autour de 50% du PIB. Loin devant l’Italie qui ne collecte que 31% de son PIB. Ce pourcentage ne représente d’ailleurs pas la réalité pour les salariés, car en France, la moitié du PIB est constituée de revenus financiers 10 fois moins taxés que les revenus du travail. Ce déséquilibre entre les revenus financiers et les revenus du travail d’autant plus inacceptable dans un pays où précarité et fracture sociale sont sur « presque » toutes les lèvres. Il y a tellement de taxes en France qu’il est difficile d’en établir avec précision le nombre, mais la simple comparaison du volume du code de nos impôts avec celui de nos voisins Suisses suffit à nous alarmer de notre situation. Notre code fiscal, comme la plupart de nos lois, est dix fois plus volumineux que le code suisse.
22% de la population active est sans emploi. Difficile de faire le point sur le chômage, dans l’océan de la désinformation, tant le sujet est sensible et politiquement stratégique. L’intelligence marketing politique fait largement appel à la gymnastique administrative pour tenter d’apporter un peu de positivisme à des bilans si désastreux qu’on n’a plus qu’une solution, les cacher.
En 2004, 2.727.000 chômeurs étaient comptabilisés officiellement, dont la moitié de longue durée, auxquels on devrait rajouter 1.685.000 personnes inscrites à l’ANPE, mais non comptés comme chômeurs, plus 1 million de RMIstes également non pris en compte dans le calcul du chômage. Cela représente environ 5,4 millions de personnes sans emploi. Ramené à la population active de référence qui était de 24,7 millions, c’est 22% de personnes sans emploi en 2004, et non pas ce beau chiffre de 9,9% que l’on trouve dans les statistiques (juste en dessous du seuil psychologique des 10%). À titre de comparaison, le chômage était seulement de 2,5% en 1967, presque dix fois inférieur, et représentait tous les sans emploi.
Les Français, privés du droit à la propriété. Si l’appréciation de l’euro et les faibles taux d’intérêts ont profité aux propriétaires chanceux qui ont vu leur capital décuplé par la flambée des prix de l’immobilier, c’est loin d’en être de même pour les aspirants à la propriété. Qui donc est capable aujourd’hui de s’acheter un appartement, et encore moins une maison. Certainement pas les jeunes qui ont de plus en plus de mal à se loger. De nouveaux privilégiés apparaissent, ceux qui peuvent encore accéder à la propriété. Combien ne peuvent même pas continuer à vivre dans le logement qui est le leur depuis plusieurs générations car il ne peuvent pas payer l’impôt qu’on leur réclame, suite à la revalorisation de leur patrimoine. Au rythme actuel, les Français ne pourront bientôt plus habiter en France, car les étrangers font une véritable razzia sur notre patrimoine immobilier. Heureusement, il y a encore les banlieues où ce ne sont pas les prix qui ont flambé… Pourquoi les achats étrangers ne seraient-ils pas taxés au même titre que nos importations de biens ?
La désintégration des banlieues. C’est une évidence pour tous, le cloisonnement des minorités françaises, concentrées dans les banlieues constitue une véritable bombe à retardement, un feu qui couve depuis autant d’années que le problème de fond est ignoré. La poussée du front national l’avait comme qui dirait déjà annoncé. Par contre, plus moyen de continuer à faire l’autruche depuis la crise de 2005, mais la menace ne s’est endormie que jusqu’à son prochain retour qui sera bien sûr bien plus fort que le précédent. Ce n’est pas les quelques « mesurettes » adoptées à la hâte, comme d’habitude pour calmer les esprits, qui suffiront à résoudre un problème de fond aussi important. Cela, tout le monde le dit, mais personne n’a encore proposé de réelle solution. À travers ce phénomène, c’est une véritable crise d’identité à laquelle la France est confrontée et qu’elle devra affronter un jour ou l’autre. Quelle catastrophe et combien de morts seront-ils nécessaires pour qu’on accorde à ce problème l’importance qu’il mérite. C’est sans aucun doute le plus difficile et plus délicat problème de la France, mais il faut se décider à le placer dans nos priorités.
Le malaise de la jeunesse. Le malaise de la jeunesse manifeste le conservatisme, l’archaïsme et le retard de nos institutions, inadaptées à notre époque. La crise de novembre 2005, initiée et nourrie en grande majorité par des mineurs, suffit à en témoigner. La crise du CPE (contrat première embauche) qui lui a succédé, a illustré parfaitement l’angoisse des jeunes devant la progression de la précarité. Quoi de plus normal puisque les jeunes sont de loin les plus touchés par le chômage. Quand la jeunesse normalement insouciante et optimiste descend dans la rue, une étape de plus dans le malaise social a sans aucun doute été franchie. Il faut retourner 40 ans en arrière pour trouver un mouvement aussi réactionnaire au malaise social. En 1968, les étudiants sont déjà descendus dans la rue pour faire bouger une société inapte à leur faire espérer un avenir sain et optimiste. Aujourd’hui, non seulement notre société n’a guère évolué, mais cela a empiré puisque ce sont nos adolescents qui cette fois ont montré l’exemple de la révolte, et que la crise s’est étendue à toutes les catégories sociales. Écoutons nos enfants et réagissons avant que toutes nos forces vives disparaissent définitivement.
Justice ne rime qu’avec injustice. La première source de délinquance est le refus d’adhérer à un système injuste et corrompu. Dans un système injuste, la délinquance s’incruste. La justice en France n’a jamais été un modèle. Nous en avons eu la preuve avec la mise en évidence d’un problème structurel majeur mis à jour par l’affaire d’Outreau. 13 personnes ont eu leur vie définitivement changée, une en est morte, pour satisfaire l’ambition ou les frustrations d’un jeune juge d’instruction à peine sorti d’école, manifestement médiocre, mais déjà tout puissant. Il ne s’agit plus d’une multiple erreur judiciaire, mais de l’illustration d’une faille profonde et inacceptable dans ce qui touche le plus le cœur des hommes, la justice. Lourdeur, lenteur, manque chronique de magistrats, système favorisant toujours la fraude puisque par le jeu des procédures, il peut s’écouler dix ans avant d’obtenir réparation d’un préjudice, ou moisir plusieurs années en prison avant un jugement, innocent ou coupable. La justice est l’organe le plus sensible et le plus important pour le fonctionnement d’une société humaine équitable. De son efficacité et de son intégrité dépendent le respect et l’importance que les citoyens accordent à toutes les lois et à leur communauté, conditionnant par là même l’unité et l’énergie nationales.
L’Europe est devenue une machine incontrôlée et incontrôlable. De la position de leader, la France est passée au stade de suiveur dans l’Union Européenne. Le 29 mai 2005, les Français pensaient avoir un droit de veto sur la constitution européenne, une fois de plus ils se sont fait abusés. Aujourd’hui, la France ne représente que 12,3% de la population européenne, et son poids politique a de plus en plus de mal à s’affirmer (8,7% d'après l'indice de Shapley). Il serait temps que les Français réalisent cet état de chose.
L’importance de l’Europe dans notre vie est arrivée à un stade crucial qui pourrait bientôt devenir irréversible, avec des conséquences incalculables risquant de bouleverser dramatiquement notre vie. La France est aujourd’hui victime d’une incohérence européenne structurelle majeure qui ne peut que perdurer. Nous sommes passés d’un marché unique à une semi-fédération hybride abandonnée à une nouvelle avidité frénétique de pouvoir politique. L’Europe est disloquée par l’adoption partielle de toutes les décisions par ses états membres. Les réglementations européennes rendues complexes par leur fractionnement sont même différentes à l’intérieur d’un pays suivant les régions, de sorte qu’il est pratiquement impossible pour un Européen de connaître la législation qu’il est subit quand il se déplace ou s’il fait des affaires dans l’Union Européenne. Il faudrait qu’il soit continuellement assisté par un avocat spécialiste du droit européen pour chacun de ses échanges avec l’un de ses « amis » européens.
L’Europe, qui nous gouverne bien plus que nous en sommes conscients, n’a manifestement pas permis de résoudre nos problèmes internes. Comment peut-on espérer les résoudre si nous sommes assujettis à une tutelle qui va dans le sens contraire de nos intérêts. Il serait bon de nous poser objectivement la question à l’heure de l’explosion de nos conflits sociaux. Nous donnons le pouvoir à un président pour appliquer un programme, non pour qu’il l’abandonne à la Banque Centrale Européenne. Comment peut-il prétendre mener à bien un projet, s’il délègue le principal pouvoir économique à une autorité distante soumise à aucune règle ni justification, ce qui est le cas pour la BCE. L’indépendance consacrée et l’obstination des super banquiers européens qui pensent réduire la vie de 455 millions d’individus à un indicateur économique (l’inflation) nous exposent à un risque majeur. Nous en avons la preuve depuis l’introduction de l’euro. Cette inconscience économique chronique du pouvoir politique ressemble de plus en plus à de l’incompétence. Les deux sont, en tout cas, dramatiques pour notre condition de vie. 50 ans de construction européenne pour en arriver là, qu’est-ce que cela présage pour l’avenir ?
L’Europe ne peut pas suivre une politique économique efficace pour tous ses participants, car ils sont beaucoup trop éloignés et concurrents économiquement. L’importante disparité des niveaux de vie, une différence de richesse de 1 à 10 (PIBs par habitant d’après Eurostat), la nécessité de suivre des politiques économiques différentes font qu’il ne peut pas y avoir de politique commune qui satisfasse adéquatement tous les pays. D’où une structure inadaptée actuellement qui empêche le contrôle de leur économie par les états membres. Une bonne illustration nous en est donnée par les accords sur les prestations de service. Il a été très difficile de trouver une solution apparemment équitable entre les états européens car le point le plus important de l’emploi comparé aux coûts de main-d’oeuvre fait l’objet d’intérêts fondamentalement opposés. Certains hauts fonctionnaires économistes n’hésitent pas à qualifier les pays à faible coût de main-d’œuvre européens non soumis à l’euro de « zones d’extraterritorialité monétaire ». Ces pays depuis l’élargissement sont les premiers bénéficiaires de cette Europe hybride qui libère les frontières tout en autorisant les participants à garder leur monnaie nationale. Eux en tout cas aiment bien l’euro, mais ne se pressent pas à vouloir l’adopter. Cette problématique peut-elle changer ? Non. Pourquoi : parce que si tous les états membres de l’Europe arrivaient au même niveau économique, cela voudrait dire que soit nous avons régressé, soit ils ont mieux progressé que nous, ce qui revient au même dans un marché économique mondial où la concurrence est élevée au rang de guerre commerciale. Ce problème est un problème majeur de l’Union Européenne.
La France subit une politique monétaire diamétralement opposée à ses besoins. La Banque Centrale Européenne n’est intervenue que très modérément sur les taux d’intérêts depuis la création de l’euro. Or ce sont les taux d’intérêts qui permettent de réguler en premier lieu les flux financiers et la croissance, et de piloter au plus près notre économie. En ne suivant pas la FED dans sa baisse des taux pendant 4 ans, la BCE a laisser l’euro s’apprécier fortement, pénalisant notre croissance, entraînant une chute dramatique de notre balance commerciale à ses plus bas niveaux depuis 20 ans. Maintenant qu’elle se décide à bouger de nouveau depuis 3 ans, elle le fait encore dans le mauvais sens pour nous, toujours centrée de manière très limitée sur le contrôle de l’inflation, contre la croissance. Or chez nous c’est exactement l’inverse dont on a besoin, car notre croissance est en chute libre. Nos voisins dont la croissance est dopée par l’Europe profitent eux pleinement de cette politique. En France, il faudrait donc baisser en premier lieu les taux d’intérêts pour relancer la croissance, et c’est le contraire qui se passe, à cause de la politique monétaire commune de l’Europe entièrement contrôlée par la BCE.
Notre croissance est également freinée par la libéralisation fiscale des frontières en rapport avec le développement des flux financiers. Pour les mêmes raisons que pour la mondialisation, la liberté du « voyage fiscal » pénalise les pays les plus taxés - 50 milliards d’euros de recettes fiscales de moins en 2004 en France. Malheur aux pays qui sacrifient la compétitivité aux valeurs sociales, ou aux entreprises qui sont trop petites pour amortir les frais des spécialistes de la défiscalisation légale, ils sont condamnés à payer pour les autres. Ils souffriront d’autant plus que la libéralisation commerciale et financière progresseront, ce qui est pourtant la raison d’être de l’Union Européenne. La « fuite fiscale » qui apparaît de plus en plus pour les états comme impossible à contrer, condamne l’équité sociale au profit du néolibéralisme et nous expose au risque de devoir sacrifier de plus en plus nos valeurs sociales ou de ne jamais pouvoir nous défaire du handicap de nos charges sociales et administratives.
L’Europe d’aujourd’hui n’offre pas aux Français ce qu’ils attendent. Avant toute chose, ils ne veulent pas sacrifier leur qualité de vie sur l’autel du libéralisme qui privilégie la raison d’état économique aux dépens de l’équilibre social. Or l’Europe suit manifestement et de plus en plus une politique libérale qui ne se préoccupe pas de questions sociales. L’Europe n’a jamais eu de vocation sociale, ce n’est pas une raison pour qu’elle dérive vers le libéralisme. En effet, la vocation première de l’Union Européenne est d’être un grand marché pour résister aux forces économiques américaines et asiatiques. Quoi de plus naturel donc que toutes les décisions prises suivent une logique économique qui est directement en faveur du libéralisme. Quoi de plus naturel également, que les lobbies industriels et commerciaux se soient précipités aux portes du Parlement Européen pour défendre leurs intérêts. Cela explique également l’obsession expansionniste de la communauté européenne, qui a abouti à la crise constitutionnelle que les Français ont eu parfaitement raison de provoquer en refusant sagement le projet de constitution consacrant l’expansionnisme de l’Europe. Cette résistance au libéralisme a été encore une fois exprimée récemment par la jeunesse à l’occasion de la crise majeure déclenchée au sujet du CPE.
L’Europe qui devait donner les moyens de lutter contre la suprématie des Américains ne parvient même pas à approcher de près ou de loin leur maîtrise économique. Bien au contraire, elle les a laissés libres de piloter à loisir leur économie aux dépens de la nôtre grâce à son immobilisme et sa stérilité monétaire. Nous défendre contre la concurrence chinoise et indienne… Ce n’est pas avec l’augmentation des charges et des règlementations imposées par l’Europe qu’on va diminuer les coûts de notre main d’œuvre, et ce n’est pas au sein de l’Europe qu’on pourrait trouver les ressources naturelles et énergétiques nécessaires. L’Europe ne peut pas non plus rivaliser en puissance militaire car le plus important pays de l’union, l’Allemagne, n’en a aucune.
Les Français sont loin de vouloir être européens. Les Français ont massivement et sans équivoque condamné l’éventualité de troquer leur passeport contre un passeport Européen, non seulement par un non catégorique au dernier référendum, mais surtout par leur désintéressement traduit par le taux d’abstentionnisme énorme dans toutes les consultations électorales européennes (56,9 % à l’élection du Parlement en juin 2004). Or, leur sort est maintenant dans les mains de la Banque Centrale Européenne, avant de dépendre des députés européens, eux-mêmes entièrement soumis aux pressions des lobbies. Dramatiquement, on nous maintient dans une sorte d’ambiguïté européenne dont il serait bon de sortir au plus vite, tant il s’agît d’une importance capitale.
L’Union Européenne ne sera jamais souveraine. Tant qu’il n’y aura pas de véritable état européen, avec une constitution, une armée et une vraie police, le « schéma européen » constituera un risque majeur pour l’intégrité du territoire et la sécurité de notre pays. La constitution d’un véritable état européen peut prendre encore de nombreuses années sans aucune certitude de son aboutissement, et même entraîner des troubles encore insoupçonnés aujourd’hui. Comment un état peut-il avoir des monnaies, des langues, des cultures et des niveaux de vie si différents. La libéralisation excessive de l’Europe condamne toute possibilité d’un véritable état européen. Les différences culturelles, sociales, linguistiques et économiques sont telles, qu’on voit mal comment autant d’individus pourraient se sentir unis et solidaires au point de s’identifier à une seule nation et d’abandonner leur souveraineté au profit d’une autorité si éloignée. Le plus grand problème de l’Union Européenne réside dans son manque d’homogénéité et sa structure hybride, qui font encourir des risques graves à long terme, car la différence humaine recherche l’indépendance. On voit donc apparaître sans surprise les premières contre-performances et les récentes crises qui devraient proliférer avec l’incohérence et le flottement grandissants de l’Europe. Une Europe sans état, mais avec des frontières délocalisées, qui porte gravement atteinte à notre souveraineté et ne peut que nous affaiblir.
La communauté Européenne nous empêche de contrôler efficacement nos frontières et notre immigration. La délocalisation des territoires européens dont les nombreuses frontières sont très difficiles à contrôler fait courir un risque majeur à notre paix et à notre sécurité par l’impossibilité de protéger notre propre territoire. La surveillance des frontières étant laissée à la charge des états, notre immigration dépend de chacun des partenaires européens. Nicolas Sarkozy a beau dépenser les deniers publics en proposant une loi sur l’immigration, celle-ci sera de toutes façons soumise à la tutelle de l’Europe. L’extension des frontières passoires les feront à coup sûr devenir de plu en plus incontrôlable. Malgré une croissance paralysée, l’Europe est déjà un « eldorado » social pour tous les pauvres de la planète. Il ne nous restera donc plus qu’à accepter toute l’immigration encouragée par l’Europe, et dépenser encore plus pour faire la chasse aux étrangers en situation irrégulière, lutter contre la criminalité, et accentuer encore un peu plus le caractère répressif et régressif de notre démocratie.
Les premiers bénéficiaires de l’Europe sont le gangstérisme et la criminalité, car ils profitent directement de son incohérence structurelle. Les malfaiteurs peuvent agir chez nous tout en étant basés n’importe où en Europe, notre police n’ayant aucune véritable autorité pour intervenir hors de France, car elle porte atteinte à la souveraineté des autres pays européens. Les trafiquants, mafieux et gangsters de tous ordre, comme les terroristes, ont compris depuis longtemps l’intérêt des réseaux : ils se développent vigoureusement à l’échelle européenne, pour notre plus grand malheur. Vive l’Europe commerciale !…
L’Europe fait courir un risque majeur aux Français dans la nouvelle guerre terroriste mondiale. Cette guerre qui n’est pas la nôtre a été créée et développée pour des intérêts stratégiques et financiers par les Américains invoquant, comme à leur habitude, une fausse idéologie de liberté. En étant irresponsablement solidaire des intérêts américains au Moyen-Orient, l’Europe nous expose fortement à la guerre terroriste islamiste. La France, qui avait sagement et courageusement refusé de suivre les Etats-Unis en Irak, risque de devoir s’engager dans l’engrenage terroriste à cause de son appartenance à l’Europe. Ce serait cette fois irrattrapable et irréversible, car la crédibilité de notre neutralité serait alors très compromise. Ceci constitue un risque majeur pour notre sécurité et notre paix. La France, contrairement à tous les autres prétendants au pouvoir mondial, est confrontée à un problème d’intégration musulmane important que la pression du terrorisme peut faire éclater.
L’Europe ne sera jamais une nation.
- L’Europe est contraire au principe d’indivisibilité de la constitution française. - L’Europe est contraire au principe de décentralisation de la constitution française. - L’Europe expansionniste s’éloigne des principes démocratiques. - La taille de l’Europe nous condamne à subir une fausse démocratie. - Les Français ont refusé massivement le projet de constitution européenne. - Les Français en majorité ne veulent pas être européens (56% au dernier sondage). - L’Europe entraîne un ralentissement économique. - Il y a une trop grande disparité économique, sociale et culturelle entre les pays membres. - L’Europe freine notre croissance et tue l’emploi. - L’Europe est vouée à une politique économique libéraliste. - L’Europe accroît les inégalités, le chômage et la précarité. - L’Europe n’a pas de vocation sociale. - L’Europe n’a aucune préoccupation culturelle. - L’Europe n’a qu’une vocation de solidarité dont la France fait les frais. - L’Europe prive la France de sa souveraineté. - L’Europe n’a pas d’avenir politique. - L’Europe risque de nous engager irréversiblement dans la guerre terroriste islamiste. - L’Europe risque de s’enliser dans des débats coûteux et déstabilisateurs. - Les territoires et les frontières de l’Europe sont trop délocalisés et impossibles à contrôler. - La disparité des cultures constitue un risque pour la neutralité de la France et pour la paix. - L’Europe a un coût pour la France qui pourrait être mieux employé. - Les bénéfices de l’Europe pour la France sont limités. - Les dix derniers arrivants dans l’UE sont les dix plus faibles économiquement. - L’Europe est devenue une machine incontrôlée et incontrôlable. - L’Europe est un « eldorado » social pour tous les pauvres de la planète. - L’Europe est un « eldorado » financier pour tous les gangsters de la planète. - L’Europe présente plus de risques que d’intérêts pour les Français.
L’Europe telle qu’elle est, ça ne marche pas. Les Français l’ont bien compris et l’on exprimé clairement en 2005. Le problème est de savoir si nous avons la possibilité de la changer et ne plus se nourrir de rêves dans le cas contraire. C’est pourquoi il devient urgent de faire le point et de s’affranchir de cette Europe avant qu’il ne soit trop tard. Pourquoi subir la construction européenne alors qu’avec quelques aménagements nous pourrions en tirer pleinement profit. La souveraineté de la France n’est pas contestable, et prendre nos distances ne ferait que dynamiser notre économie, car cela relancerait notre croissance et recevrait à coup sûr les faveurs des investisseurs. Cela pourrait s’intégrer efficacement dans une stratégie démocratique et économique cohérente. Il est parfaitement possible de profiter de l’Europe sans en subir les incohérences. Les plus grands analystes économistes et financiers mondiaux donnent de plus en plus d’avis favorables à la France dans le cas d’une séparation de l’Europe (Morgan Stanley, Standard’s & Poors, …). La position la plus profitable pour la France serait peut-être bien de jouer un peu plus sa carte individuelle au sein de cette Europe dont les mutations vont être encore longues et nombreuses avant une éventuelle structure achevée, cohérente et stable.
Notre espérance légitime, c’est de pouvoir contrôler de plus en plus notre destin, non de dépendre d’une entité encore plus éloignée et délocalisée. Exprimer notre volonté d’une plus grande indépendance de l’Union Européenne, permettrait de nous placer dans une position de force pour stopper la dérive libéraliste de l’Europe et la remettre sur les rails de la cohérence économique et sociale. Il faudrait donc organiser au plus tôt un référendum pour permettre aux Français de décider en connaissance de cause s’ils veulent aller plus loin dans le développement de l’Union Européenne, et permettre de préciser la position que les Français désirent voir adopter dans cette Europe.
Notre espérance légitime, c’est de pouvoir contrôler de plus en plus notre destin, non de dépendre d’une entité encore plus éloignée et délocalisée.