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Vendredi 2 juin 2006
Pour ceux qui s’enthousiasment pour un soi-disant « match politique » idylique du bien et du mal, voici quelques caractéristiques communes qui devraient nous confirmer un peu plus le vide de notre classe politique et nous alarmer sur le danger auquel la France est de plus en plus confrontée : la tromperie médiatique.

Ambition démesurée : C’est leur première caractéristique. Les Français ne s’y trompent pas, ils l’ont montré dans un sondage fait par le Figaro à ce sujet. 80% des consultés leur attribuent à tous les deux l’ambition comme principale motivation.

Manque d’idées : NS invoque toujours la rupture, mais c'est celui qui incarne le plus la continuité. T
out le monde sait ce qui nous attend avec lui, même si il est passé maître dans l'art du caméléon. SR n’ a pas plus d'idées car elle en cherche perpétuellement, ici ou ailleurs, mais une chose est sûre, comme NS, elle se jette sur la moindre idée qui passe dans l’air du temps.
 
Ministres à insuccès : Tous les deux ont été ministres et se sont fait plutôt mal remarquer à cette occasion. NS à deux reprises comme ministre de l’économie ultralibéral et ministre de l’intérieur semeur de troubles. SR qui s’est fait remarquer comme ministre déléguée à l’enseignement scolaire pour avoir perdu la moitié de ses collaborateurs en deux ans, et comme ministre déléguée à la famille où elle voulait devancer NS sur la responsabilisation des parents.

Démagogie : Les deux ont axé leur campagne sur le pouvoir médiatique, en se gardant bien de proposer des solutions claires et fermes, vu qu’ils n’en ont pas.

Répression : La répression fait certainement partie des certitudes qu’on peut avoir avec les deux personnages. Pour NS c’est la base de son personnage politique, pour SR c’est sa morale chrétienne très forte qui garanti sa continuité dans le caractère répressif de notre démocratie.

Langues de bois : Les deux ont été formés de longue date aux mêmes méthodes de la classe politique française. SR à cependant été beaucoup plus loin en utilisant adroitement sa condition féminine pour éviter les questions les plus embarrassante, comme celle que lui a posée l’interviewer du New-York Times au sujet de sa position sur l’Iran, à l’insistance du journaliste pour avoir une opinion, elle fait la même réponse : « est-ce que vous poseriez la même question à un homme ». Charmant non ?

Caméléons : Aussi bien NS et SR sont les plus up to date en matière politique. Ils se démarquent de tous leurs prédécesseurs qui manquaient encore de force dans le dialogue politique. Leur principale innovation, c’est d’être de véritables « caméléons » de la politique. Ils ont développé une incroyable faculté d’adaptation aux réactions de l’opinion face aux évènements. Elle n’en n’est que plus dangereuse et plus déloyale.

Drogués au pouvoir : Conséquence normale de leur ambition, aussi bien NS que SR sont accrocs à la drogue du pouvoir. Si le canabis peut affecter la conduite d’une voiture et mettre en danger la vie d’autrui, que dire alors des risques que la méga drogue politique fait courir à 65 millions de Français.

Pas de vision internationale : D’un côté comme de l’autre, cela n’a pas l’air d’être leur problème. Leur seule ambition internationale, c’est l’Europe. Ils sont donc principalement tous les deux des moutons suivant docilement leur berger sans se rendre compte qu'il s'est transformé en loup.

Pro européens : Incapables d’envisager l’avenir autrement qu’au sein de l’Europe, ils seront tous les deux incapables de satisfaire les attentes des Français ; NS par excès de libéralisme en laissant la BCE diriger l’économie, SR en pensant à tort pouvoir changer l’orientation libérale de l’Europe, ce qui est on ne peut plus loin d’être certain. Ni l’un ni l’autre ne voudra prendre le risque d’un référendum sur notre affranchissement de l’Europe, et c’est pourtant ce que nous avons le plus besoin.

Manque de classe : La classe, c’est ce que demandent les Français à leur président pour bien représenter leur image vis à vis du reste du monde. Or, si  NS fait plutôt déshonneur à la bourgeoisie, et SR à la gauche caviar, les deux se font remarquer par leur mièvrerie verbale parfaitement représentative de leur manque d’allure.

Coincés par leurs alliances : Formés aux mêmes méthodes, esclaves de l’argent, de leurs mésalliances et de la structure des partis, ils seront toujours réduits aux compromis pour ne pas se mettre à dos tous ceux qui les auront mis au pouvoir.

Conservateurs : Derrière une fausse image qu’ils cherchent à se donner,  les deux cachent un conformisme alarmant. Ni l’un ni l’autre n’envisage un changement des structures de notre démocratie, de sorte que le peu de solutions qu’ils pourraient mettre en œuvre se heurteront encore aux sempiternels affrontements dont les Français sont fatigués. Une chose est donc sûre avec eux, rien ne va vraiment changer en France malheureusement.

Dangereux : Pour toutes les raisons indiquées plus haut, NS et SR au plus profond de la crise politique laissent les Français se fabriquer eux-mêmes des rêves à la hauteur de leurs angoisses. Les désillusions et les nouvelles crises qui en découleront seront d’autant plus fortes. C’est sans aucun doute le plus grand danger de cette dérive supplémentaire de la politique médiatisée.

Par jean-marc - Publié dans : SARKO, SÉGO, MÊME TOPO
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