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Vendredi 2 juin 2006
Le champion de la désintégration sociale : La seule chose dont on peut être sûr avec Nicolas Sarkozy, c’est que les troubles sociaux et la délinquance vont non seulement continuer, mais s’aggraver. Il nous a bien montré son talent en 2005 avec son désormais célèbre « karcher ». Fan de Georges Bush, il lui emprunte la pire stratégie : créer le trouble et la peur pour se valoriser en contrôlant les débordements sociaux que lui-même a provoqué. Son maintien de l’ordre est basé sur la répression, exacerbant un peu plus les tensions suivant la désormais classique tendance planétaire. Pas beaucoup de rupture la-dedans.

Le Démagogue versatile : Il veut nous vendre la rupture, mais comme dirait Coluche, il n’a pas un échantillon sur lui. Il est sans aucun doute le plus conservateur de tous les candidats, donc totalement démagogue puisque son mot clé est la rupture. Il nous garantit les mêmes méthodes qui ont fait la décadence de la Vè République. En fait de rupture, il est surtout très versatile dans sa communication professionnelle pour passer d’une idée à son contraire, au gré de l’opinion, comme il nous l’a montré avec le CPE dont il était le premier promoteur. Sa seule rupture est en fait avec son ex-employeur Jacques Chirac, qu’il a trahi en faisant main basse sur un parti que Jacques Chirac avait mis toute une vie à construire.

Une tendance à la dictature : Son obsession pour le pouvoir ne laisse rien présager de bon quant à son éventuelle conquête. Sa volonté de renforcer les pouvoirs du Président de la République, excès déjà notoirement responsable des désordres et problèmes de la Vè République, ne devrait pas nous rassurer, et ce qu’il a pris des idées de Jean-Marie Le Pen devrait nous inquiéter. S’il arrive à satisfaire son appétit présidentiel, que va-t-il lui falloir quand il l’aura digéré ? Comment peut-on même imaginer confier lepouvoir d'un pays comme la france à quelqu'un qui affiche à l'entrée de son QG son portrait géant de 300m2, caractéristique commune de tous les dictateurs.

Une philosophie conditionnée par son rapport à l’argent : Son parcours ne laisse aucun doute sur le positionnement de l’argent au cœur de ses préoccupations. Fidèle aux traditions et à ses enseignements, l’accession au pouvoir étant avant tout une question d’argent et de copinage, il aura beaucoup d’amis à remercier. Il ne fait du social que par obligation sécuritaire, par peur de ne pas profiter assez tranquillement de sa promotion sociale.

Un doute certain dans sa capacité à défendre les intérêts internationaux de la France et à garantir la laïcité de notre république quand on connaît les liens semblent-ils étroits qu’il entretient avec une organisation américaine le lobby juif pro israélien américain l'American Jewish Comitee (AJC) que les propos publics suivants sembleraient confirmer : "aucune démocratie ne peut accepter la moindre entorse à la sécurité d'Israël". Liens qui confirmeraient son admiration pour la culture américaine. L’indépendance de la France ne doit-elle pas être garantie ?

Il s’entoure de repris de justice : Ce ne sera certainement pas une rupture dans ce registre. Témoin : le cas d’Henry Chabert que Nicolas Sarkozy a nommé conseiller politique de l'UMP et qu’il n’hésite pas à soutenir, même s’il a été condamné à deux ans d'inéligibilité pour recel d'abus de biens sociaux. Henry Chabert relate en parlant de Nicolas Sarkozy: "C'est le seul élu national qui, au lendemain de mon retrait, m'ait téléphoné puis invité pour m'apporter son soutien. Lorsque j'ai décidé de revenir sur la scène publique, en 2005, il a également été présent pour m'encourager." Signe de cette "amitié" : M. Sarkozy, devrait annoncer lui-même la candidature d'Henry Chabert aux législatives à Villeurbanne.

De même pour M. Gérard Longuet, nouveau venu dans la galaxie Sarkozy, et notoirement impliqué et condamné dans des affaires célèbres d’abus de biens sociaux. Gérard Longuet, ancien président du Parti républicain reste un épouvantail, pour avoir préconisé une alliance avec le Front national et passé une partie de sa jeunesse dans les rangs du mouvement d'extrême droite « Occident », à la fin des années 1960. Il a pourtant été récompensé de ses « loyaux services » en devenant membre de notre très honorifique sénat. Sarkozy apprécie avant tout l'organisateur rigoureux, le tacticien incisif. Gérard Longuet raconte : "Sarkozy m'a contacté pour travailler à ses côtés au début 2005. Je lui ai expliqué que ce n'était pas le bon moment, qu'il fallait que j'en aie terminé avec l'affaire des lycées d'Ile-de-France. Il m'a rappelé tout de suite après mon procès. J'ai été sensible à son geste."

Apparemment Nicolas Sarkozy considère comme normal d’avoir été impliqué ou condamné pour abus de biens sociaux. En tout cas, cela montre bien que la tradition de collusion et de corruption du premier parti français n’est pas morte, et cela soulève une question importante : pourquoi ces élus condamnés peuvent-ils revenir dans notre vie politique ?

Source : Philippe Ridet (avec Sophie Landrin, à Lyon)

Nicolas Sarkozy a inventé la rupture conservatrice

 
Par jean-marc - Publié dans : SARKO, SÉGO, MÊME TOPO
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