La gestion des deniers publics est une des plus grandes responsabilités qu’on puisse confier à des élus quand on mesure l’importance des budgets. Avec 800 milliards d’euros à administrer, et un service public d’une importance stratégique vitale pour 65 millions d’individus, comment nos ministres peuvent-ils trouver le temps de travailler efficacement aux projets de loi du pays.
Dans un souci d’efficacité justifié par le non-cumul des mandats, les ministres de la République ne devraient pas intervenir dans l’appareil législatif, si ce n’est pour assurer le retour de l’information de leurs ministères. Ils devraient se concentrer sur l’exécutif et la gestion du service public et des affaires courantes qui ne manquent pas de travail. Ils devraient être élus directement par les Français pour leurs compétences de gestion et leurs connaissances dans leurs domaines respectifs ou par une commission indépendante du système politique. Ils devraient être, ou être assistés, de solides gestionnaires d’entreprises privées, ce qui leur permettrait de mieux connaître la communauté qu’ils doivent servir. Ils pourraient ainsi assurer l’unification de deux mondes nécessitant un fonctionnement harmonieux pour le bien de tous.
Nos ministres devraient gérer leur ministère et les crises éventuelles en respectant à tout moment et totalement les choix des Français exprimés grâce au Web. Le rôle du Premier ministre devrait se limiter comme c’était le cas avant De Gaulle à coordonner l’action harmonieuse et efficace des différents ministères et arbitrer le cas échéant les choix qui peuvent se présenter dans un souci d’efficacité et de dynamisme. Il devrait également assurer la liaison et l’information avec le président de la République pour lui permettre de garder un contact étroit avec la vie sociale de ses concitoyens.
La désolidarisation des ministères de l’appareil législatif devrait améliorer la continuité et la stabilité gouvernementale, la garantie démocratique des décisions courantes du gouvernement étant donnée par la consultation systématique de l’opinion publique. Les durées des mandats ministériels pourraient ainsi être totalement indépendantes et mieux adaptée à l’importance stratégique des ministères. Les perturbations et blocages qu’entraîne l’alternance des gouvernements dans la gestion courante du pays seraient alors grandement diminués. Les ministres pourraient enfin être choisis pour leur efficacité et non pas pour leur représentativité politique.
Les ministres ne doivent être que les administrateurs du service public



