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RELIGION à sa PLACE

Jeudi 9 mars 2006

100 ans après la célèbre loi de 1905 devant libérer notre pays de l’ingérence religieuse, les débats sur la laïcité attisent encore et toujours les controverses. C’est dire le poids encore important de la religion dans notre société.

 

Les religions sont des dogmes. Elles ne sont pas démocratiques, et constituent un danger pour la démocratie et pour la paix dès lors qu’elles franchissent la frontière politique. La preuve nous en est donnée tous les jours par la dictature des chefs religieux musulmans qui n’acceptent pas le modernisme et la démocratie. Heureusement, tous les chefs religieux ne sont pas extrémistes et comprennent la nécessité et l’intérêt de la démocratie, mais même si le refus du progrès peut être légitime quand on analyse tous ses méfaits, nul ne peut imposer les volontés d’une minorité et priver des individus de leur droit à choisir leur destin.

 

Toute religion dépassant le cadre de l’enseignement et de la prière ne devrait pas être tolérée si elle encourage des actes qui portent atteinte aux valeurs et à la sécurité du pays et de ses citoyens. Elle devient alors un regroupement d’individus pouvant devenir une menace pour la sécurité du pays tout entier. On doit réaffirmer le caractère neutre, apolitique et pacifique que doit avoir toute religion. Si une religion s’écarte de la voie pacifique, elle cesse d’être une religion pour devenir une rébellion contre la démocratie.

 

Le fanatisme idéologique que les religions suscitent a suffisamment donné lieu ancestralement à des guerres sanglantes et désastreuses et des déchirements entre les peuples. Il serait temps d’accorder aux problèmes religieux toute l’importance qu’ils requièrent quand on constate le retour en force des conflits et l’impact qu’ils ont de plus en plus sur notre vie quotidienne.

 

Imposer la pratique d’une religion à quiconque est inacceptable dans notre démocratie qui veut défendre les libertés de pensée et d’expression. On devrait donc condamner toute pression exercée pour contraindre une personne à l’exercice de pratiques ou de codes religieux, et en particulier sur les mineurs trop souvent victimes de la pression familiale. De même que nous protégeons les individus de l’influence du pouvoir des sectes, nous devrions protéger également des abus de pouvoir religieux toute personne qui en manifeste le désir. Cela permettrait entre autres d’aider ceux qui ont le désir de s’intégrer et qui sont malgré eux maintenus dans toute forme d’exclusion comme l’exclusion religieuse. Notre système devrait garantir à nos jeunes de pouvoir choisir une religion en toute liberté eu égard à son importance pour leur vie et celle de leurs concitoyens. Si les actes blasphématoires doivent être condamnés au même titre que les actes racistes ou terroristes, une religion qui insulte et contrevient à nos valeurs démocratiques et notre mode de vie devrait être également condamnée. Ceci peut-être possible si nous adoptons un système vraiment démocratique, juste et équitable.

 
Aucune religion ne doit s’opposer aux valeurs de notre république
Par jean-marc
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