Le retranchement au sein d’une minorité est dû au rejet de la culture et du mode de vie de la majorité.
Nous éprouvons tous un besoin naturel de clan et de tribu. Si nous ne nous reconnaissons pas dans l’identité nationale, nous nous tournons naturellement vers une minorité pour assouvir notre besoin communautaire. Les minorités entretiennent le rejet du système global. On devrait donc aider les individus englobés dans les minorités à s’intégrer à ce système. Si les jeunes des banlieues cultivent le « langage Smaïn » comme identité sociale, il ne faut pas s’étonner qu’ils soient rejetés par le reste de la population, car le langage est la première barrière à l’intégration et à l’unification. Tous nos artistes issus de l’immigration sont une preuve vivante de l’ouverture des Français à une société multi-ethnique. Ce que les Français condamnent, c’est la « gethoisation » et l’isolement des minorités dans un mode de vie qui n’est pas le leur. Dans leur soif de fraternité, les Français ne supportent pas la non-intégration.
Si on veut réussir une quelconque intégration, il faut commencer par définir clairement notre identité et notre mode de vie. On ne peut que souhaiter que les individus conservent leur attachement à leurs racines car elles contribuent à l’enrichissement culturel global, mais les avantages sociaux d’un pays comme la France ne doivent pas être un cadeau sans une prise de responsabilité et d’engagement en contrepartie. L’adoption de notre mode de vie et de notre identité est une priorité pour l’unité de notre nation. Nous devons intensifier et concentrer nos efforts pour aider les minorités à s’intégrer, mais en contrepartie, il ne doit être fait aucune concession sur le devoir de s’adapter à notre style de vie et de respecter nos valeurs. Par exemple, on ne peut que reconnaître que l’excision ne fait pas partie de notre culture, pourtant, bien qu’elle soit illégale, 2000 jeunes filles la subissent en France chaque année. Ceux qui pratiquent ces actes barbares dans l’illégalité notoire ne devraient pas être tolérés.
À l’heure de la mondialisation, il devient urgent de définir les valeurs, l’identité culturelle et le mode de vie nécessaires à l’harmonie et à notre unité nationale. L’immigration, si elle est peut-être bénéfique, doit être décidée par tous, contrôlée, et être conditionnée à l’adoption de notre mode de vie, car l’intégration est une condition sine qua non à l’immigration. Au Canada, où l’immigration est culturelle, on connaît bien l’importance de l’intégration. Les méthodes d’évaluation des candidats à l’immigration sont bien rodées et ont pour mission principale de garantir cette bonne intégration.
L’intégration des minorités est une priorité et doit être réussie, au risque de voir un jour ou l’autre tout notre système se désintégrer. L’histoire montre que le développement de minorités enclavées à l’intérieur d’un territoire a toujours mené à des guerres parfois sanglantes pour l’obtention d’une indépendance devenue nécessaire et inéluctable. L’unité sociale va de pair avec la démocratie car elle constitue la raison d’être d’un état et son principal moteur d’énergie.



