Quatre taxes, chacune avec des taux variables, suffiraient pour gérer efficacement tout notre système, garantir toutes nos dépenses. La logique de multiplication des taxes enseignée à l’ENA nous a conduit à une overdose de réglementation, alors que seulement quatre malheureuses taxes pourraient remplacer avantageusement les centaines que nous subissons actuellement et qui nous empêchent de gérer efficacement tout notre système. La simplification extraordinaire que cela apporterait à notre gestion assurerait à elle seule une relance énorme de notre économie. Cette simplification aurait également l’avantage de nous doter d’un outil très efficace pour notre gestion budgétaire, en diminuant du même coup l’incertitude engendrée par la multiplication des effets fiscaux. Pratiquement toutes les pseudo-incitations fiscales et la fiscalité en général ont prouvé leur impuissance à réguler et à dynamiser notre économie. Alors pourquoi ne pas se débarrasser de ce labyrinthe fiscal et ne garder que les taxes vraiment nécessaires.
Une seule taxe pour les entreprises : la TVA que nous avons inventé pourrait être très avantageusement simplifiée, et remplacer toutes les prélèvements des entreprises. Son taux pourrait varier par contre en fonction des secteurs et des besoins économiques. Calculée sur une marge bénéficiaire, après déduction des salaires, des achats et des investissements, sa simplicité permettrait de la prélever à la source par le réseau bancaire. Cette simple taxe aurait l’énorme avantage d’agir à tous les niveaux dans le bon sens : dynamiser le marché du travail, dynamiser l’économie, autoréguler l’économie, apporter une solution structurelle efficace aux mutations économiques, encourager la bonne gestion, ne plus privilégier l’investissement au détriment de l’emploi, récompenser les entreprises de leur rôle social, etc. Facile à calculer, facile à comparer par exemple pour tous les prétendants étrangers à l’investissement dans notre pays. Prélevés à la source et rendus incontournables, tous les prélèvements des entreprises (charges sociales, IS, etc.) pourraient se réduire à seulement 23% en moyenne de la valeur ajoutée, c’est-à-dire à peine plus que la TVA actuelle.
L’impôt sur les revenus : incontournable, l’IR pourrait par contre bénéficier avantageusement du prélèvement à la source et de l’élargissement de sa collecte en utilisant toute l’efficacité technologique moderne. Il pourrait être ainsi 30 à 40% inférieur à ce qu’il est actuellement.
Une taxe sur les plus-values : pour pouvoir gérer séparément les mouvements importants de capitaux et réduire la pression fiscale sur la productivité. Le régime des plus-values semble se rendre indispensable pour gérer efficacement et équitablement l’accroissement du patrimoine dans le temps.
Une taxe sur nos importations : nécessaire pour pouvoir contrôler notre balance commerciale et protéger nos emplois. La compétition économique et sa mondialisation sont au cœur de tous les débats. On peut donc difficilement se passer d’une arme aussi efficace que la taxe d’importation.



