Recommander

Infos en continu

  • Flux RSS des articles

DEBAT sur L'EUROPE

Mercredi 8 mars 2006

Avant toute décision, il faut mettre en place un système consultatif global et sécurisé pour pouvoir prendre le plus rapidement possible les grandes décisions dont nous avons besoin. La question de l’Europe laissée en suspend depuis 2005 est plus que jamais d’actualité. Il faudrait donc en premier lieu donner la possibilité à tous les Français d’être informés objectivement des conséquences et des risques liés au processus d’unification européenne, et leur donner la possibilité de se prononcer sur une sortie éventuelle de ce processus. Voici ci-après quelques réflexions sur la nécessité d’une telle consultation.

 

l’Europe est incompatible avec la démocratie, surtout la nôtre.

 

La récente modification du premier article de notre constitution a instauré le principe de décentralisation (17 mars 2003). Ce principe est opposé au premier de tous les principes de notre constitution exprimé dans ses tout premiers mots : « La France est une république indivisible ». Première et majeure incohérence de notre démocratie. Ça démarre mal. Non content d’instaurer des principes contradictoires au cœur de la République, on récidive de plus belle avec l’Union Européenne. Le partage (donc la division) des pouvoirs entre notre structure démocratique et le Parlement Européen est littéralement interdit par ce premier article. Oups ! On continue : comment peut-on à la fois décentraliser l’état pour rapprocher à juste titre l’autorité de ses administrés, et soumettre parallèlement ces mêmes administrés à la tutelle d’une autorité encore plus centralisée et éloignée ? Si la décentralisation est réellement démocratique car elle permet de mieux satisfaire la volonté des individus, à l’inverse la centralisation déconnectant les élus des spécificités locales, est structurellement antidémocratique. Le transfert du pouvoir économique à des super-banquiers comme l’institue l’Europe est contraire à toute logique républicaine. Cette délégation du pouvoir financier est également contraire au quatrième principe « La France est une république sociale ».

 

Avant tout, notre démocratie souffre d’une faille profonde, bien avant la faille européenne qui se creuse de jour en jour. Nous ne sommes pas les seuls. Pourquoi tous les pays soi-disant démocratiques ont tous choisi une structure démocratique différente ? Parce que aucun peuple n’a encore réussi à s’affranchir du pouvoir et établir une authentique démocratie. La démocratie, la vraie, trouve ses limites dans le nombre de gens que l’on peut satisfaire au sein d’une même organisation, car la diversité humaine, qui fait notre richesse, va de pair avec l’éloignement des distances. Bien que nous soyons issus du même moule, nous sommes tous différents. Tous les empires créés par volonté de pouvoir finissent toujours par éclater, en général toujours pour les mêmes raisons, l’impossibilité de contrôler et de gérer efficacement un territoire trop étendu, et la nécessité pour les communautés de revendiquer leur identité propre. Pourquoi faut-il que tous les siècles d’histoire ne suffisent jamais aux hommes pour retenir leurs leçons ?

 

L’Union Européenne relève toujours du même processus et de la même idéologie de puissance par regroupement et association de moyens suivant le vieil adage « l’union fait la force ». Mais il y a des limites même à la puissance et à la force, surtout pour ce qui est de la démocratie. En effet, une démocratie cherche à satisfaire au plus près la volonté des hommes et des femmes d’une même communauté. Or plus le nombre et la diversité des individus augmentent dans cette communauté, plus il est difficile de satisfaire équitablement ces individus. Si la première démocratie inventée par les Athéniens était une démocratie directe car ils proposaient, discutaient et votaient eux-mêmes toutes leurs règles, tous les philosophes qui ont étudié le concept démocratique par la suite ont toujours considéré que la démocratie directe était limitée par le nombre des participants, car ils étaient bien conscients de la difficulté de satisfaire équitablement un nombre important d’individus. Également, la progression démographique a toujours posé des limites naturelles à la démocratie. L’Union Européenne n’est donc peut-être pas la meilleure alternative pour garantir notre démocratie. Il faudrait donc faire un choix. À nos sociétés atteintes de la folie expansionniste, il faudrait sans tarder intégrer le concept « démocratie <> puissance » pour rechercher et définir le compromis idéal entre ces deux tendances, et s’apercevoir peut-être que notre pays représente déjà le meilleur compromis. Plus on recherche la puissance, et plus on s’éloigne de la démocratie, et vice-versa.

 

Ernest Renan, dans une conférence célèbre en 1882 disait : « Une nation, c’est l’aboutissement d’un long passé d’efforts, de sacrifices, et de dévouement : avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent, avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. » L’Europe ne sera jamais une nation, encore moins un peuple, et de ce fait tout ce qu’on nous vend aujourd’hui au sujet de l’Europe ne fait que nous détourner un peu plus de la route qui mène à la vraie démocratie, à notre harmonie sociale et à notre bien-être. Nous devons savoir si nous voulons abandonner notre démocratie, notre identité, notre constitution, renoncer à l’élection de notre président au suffrage universel, à notre passeport français, tout cela au profit d’une hypothétique nationalité européenne. En effet, dans nationalité il y a nation, et sans vraie nation, pas de nationalité possible.

 

Chaque nouvelle centralisation nous éloigne un peu plus de la possibilité de réaliser une démocratie directe qui est la seule vraie démocratie.

 

L’Europe hypothèque notre présent pour une illusion future


Par jean-marc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 27 mai 2006
L’Europe est devenue une machine incontrôlée et incontrôlable. De la position de leader, la France est passée au stade de suiveur dans l’Union Européenne. Le 29 mai 2005, les Français pensaient avoir un droit de veto sur la constitution européenne, une fois de plus ils se sont fait abusés. Aujourd’hui, la France ne représente que 12,3% de la population européenne, et son poids politique a de plus en plus de mal à s’affirmer (8,7% d'après l'indice de Shapley). Il serait temps que les Français réalisent cet état de chose.

L’importance de l’Europe dans notre vie est arrivée à un stade crucial qui pourrait bientôt devenir irréversible, avec des conséquences incalculables risquant de bouleverser dramatiquement notre vie. La France est aujourd’hui victime d’une incohérence européenne structurelle majeure qui ne peut que perdurer. Nous sommes passés d’un marché unique à une semi-fédération hybride abandonnée à une nouvelle avidité frénétique de pouvoir politique. L’Europe est disloquée par l’adoption partielle de toutes les décisions par ses états membres. Les réglementations européennes rendues complexes par leur fractionnement sont même différentes à l’intérieur d’un pays suivant les régions, de sorte qu’il est pratiquement impossible pour un Européen de connaître la législation qu’il est subit quand il se déplace ou s’il fait des affaires dans l’Union Européenne. Il faudrait qu’il soit continuellement assisté par un avocat spécialiste du droit européen pour chacun de ses échanges avec l’un de ses « amis » européens.

L’Europe, qui nous gouverne bien plus que nous en sommes conscients, n’a manifestement pas permis de résoudre nos problèmes internes. Comment peut-on espérer les résoudre si nous sommes assujettis à une tutelle qui va dans le sens contraire de nos intérêts. Il serait bon de nous poser objectivement la question à l’heure de l’explosion de nos conflits sociaux. Nous donnons le pouvoir à un président pour appliquer un programme, non pour qu’il l’abandonne à la Banque Centrale Européenne. Comment peut-il prétendre mener à bien un projet, s’il délègue le principal pouvoir économique à une autorité distante soumise à aucune règle ni justification, ce qui est le cas pour la BCE. L’indépendance consacrée et l’obstination des super banquiers européens qui pensent réduire la vie de 455 millions d’individus à un indicateur économique (l’inflation) nous exposent à un risque majeur. Nous en avons la preuve depuis l’introduction de l’euro. Cette inconscience économique chronique du pouvoir politique ressemble de plus en plus à de l’incompétence. Les deux sont, en tout cas, dramatiques pour notre condition de vie. 50 ans de construction européenne pour en arriver là, qu’est-ce que cela présage pour l’avenir ?

L’Europe ne peut pas suivre une politique économique efficace pour tous ses participants, car ils sont beaucoup trop éloignés et concurrents économiquement. L’importante disparité des niveaux de vie, une différence de richesse  de 1 à 10 (
PIBs par habitant d’après Eurostat), la nécessité de suivre des politiques économiques différentes font qu’il ne peut pas y avoir de politique commune qui satisfasse adéquatement tous les pays. D’où une structure inadaptée actuellement qui empêche le contrôle de leur économie par les états membres. Une bonne illustration nous en est donnée par les accords sur les prestations de service. Il a été très difficile de trouver une solution apparemment équitable entre les états européens car le point le plus important de l’emploi comparé aux coûts de main-d’oeuvre fait l’objet d’intérêts fondamentalement opposés. Certains hauts fonctionnaires économistes n’hésitent pas à qualifier les pays à faible coût de main-d’œuvre européens non soumis à l’euro de « zones d’extraterritorialité monétaire ». Ces pays depuis l’élargissement sont les premiers bénéficiaires de cette Europe hybride qui libère les frontières tout en autorisant les participants à garder leur monnaie nationale. Eux en tout cas aiment bien l’euro, mais ne se pressent pas à vouloir l’adopter. Cette problématique peut-elle changer ? Non. Pourquoi : parce que si tous les états membres de l’Europe arrivaient au même niveau économique, cela voudrait dire que soit nous avons régressé, soit ils ont mieux progressé que nous, ce qui revient au même dans un marché économique mondial où la concurrence est élevée au rang de guerre commerciale. Ce problème est un problème majeur de l’Union Européenne.

La France subit une politique monétaire diamétralement opposée à ses besoins. La Banque Centrale Européenne n’est intervenue que très modérément sur les taux d’intérêts depuis la création de l’euro. Or ce sont les taux d’intérêts qui permettent de réguler en premier lieu les flux financiers et la croissance, et de piloter au plus près notre économie. En ne suivant pas la FED dans sa baisse des taux pendant 4 ans, la BCE a laisser l’euro s’apprécier fortement, pénalisant notre croissance, entraînant une chute dramatique de notre balance commerciale à ses plus bas niveaux depuis 20 ans. Maintenant qu’elle se décide à bouger de nouveau depuis 3 ans, elle le fait encore dans le mauvais sens pour nous, toujours centrée de manière très limitée sur le contrôle de l’inflation, contre la croissance. Or chez nous c’est exactement l’inverse dont on a besoin, car notre croissance est en chute libre. Nos voisins dont la croissance est dopée par l’Europe profitent eux pleinement de cette politique. En France, il faudrait donc baisser en premier lieu les taux d’intérêts pour relancer la croissance, et c’est le contraire qui se passe, à cause de la politique monétaire commune de l’Europe entièrement contrôlée par la BCE.

Notre croissance est également freinée par la libéralisation fiscale des frontières en rapport avec le développement des flux financiers. Pour les mêmes raisons que pour la mondialisation, la liberté du « voyage fiscal » pénalise les pays les plus taxés - 50 milliards d’euros de recettes fiscales de moins en 2004 en France. Malheur aux pays qui sacrifient la compétitivité aux valeurs sociales, ou aux entreprises qui sont trop petites pour amortir les frais des spécialistes de la défiscalisation légale, ils sont condamnés à payer pour les autres. Ils souffriront d’autant plus que la libéralisation commerciale et financière progresseront, ce qui est pourtant la raison d’être de l’Union Européenne. La « fuite fiscale » qui apparaît de plus en plus pour les états comme impossible à contrer, condamne l’équité sociale au profit du néolibéralisme et nous expose au risque de devoir sacrifier de plus en plus nos valeurs sociales ou de ne jamais pouvoir nous défaire du handicap de nos charges sociales et administratives.

L’Europe d’aujourd’hui n’offre pas aux Français ce qu’ils attendent. Avant toute chose, ils ne veulent pas sacrifier leur qualité de vie sur l’autel du libéralisme qui privilégie la raison d’état économique aux dépens de l’équilibre social. Or l’Europe suit manifestement et de plus en plus une politique libérale qui ne se préoccupe pas de questions sociales. L’Europe n’a jamais eu de vocation sociale, ce n’est pas une raison pour qu’elle dérive vers le libéralisme. En effet, la vocation première de l’Union Européenne est d’être un grand marché pour résister aux forces économiques américaines et asiatiques. Quoi de plus naturel donc que toutes les décisions prises suivent une logique économique qui est directement en faveur du libéralisme. Quoi de plus naturel également, que les lobbies industriels et commerciaux se soient précipités aux portes du Parlement Européen pour défendre leurs intérêts. Cela explique également l’obsession expansionniste de la communauté européenne, qui a abouti à la crise constitutionnelle que les Français ont eu parfaitement raison de provoquer en refusant sagement le projet de constitution consacrant l’expansionnisme de l’Europe. Cette résistance au libéralisme a été encore une fois exprimée récemment par la jeunesse à l’occasion de la crise majeure déclenchée au sujet du CPE.  

L’Europe qui devait donner les moyens de lutter contre la suprématie des Américains ne parvient même pas à approcher de près ou de loin leur maîtrise économique. Bien au contraire, elle les a laissés libres de piloter à loisir leur économie aux dépens de la nôtre grâce à son immobilisme et sa stérilité monétaire. Nous défendre contre la concurrence chinoise et indienne… Ce n’est pas avec l’augmentation des charges et des règlementations imposées par l’Europe qu’on va diminuer les coûts de notre main d’œuvre, et ce n’est pas au sein de l’Europe qu’on pourrait trouver les ressources naturelles et énergétiques nécessaires. L’Europe ne peut pas non plus rivaliser en puissance militaire car le plus important pays de l’union, l’Allemagne, n’en a aucune.

Les Français sont loin de vouloir être européens. Les Français ont massivement et sans équivoque condamné l’éventualité de troquer leur passeport contre un passeport Européen, non seulement par un non catégorique au dernier référendum, mais surtout par leur désintéressement traduit par le taux d’abstentionnisme énorme dans toutes les consultations électorales européennes (56,9 % à l’élection du Parlement en juin 2004). Or, leur sort est maintenant dans les mains de la Banque Centrale Européenne, avant de dépendre des députés européens, eux-mêmes entièrement soumis aux pressions des lobbies. Dramatiquement, on nous maintient dans une sorte d’ambiguïté européenne dont il serait bon de sortir au plus vite, tant il s’agît d’une importance capitale.

L’Union Européenne ne sera jamais souveraine. Tant qu’il n’y aura pas de véritable état européen, avec une constitution, une armée et une vraie police, le « schéma européen » constituera un risque majeur pour l’intégrité du territoire et la sécurité de notre pays. La constitution d’un véritable état européen peut prendre encore de nombreuses années sans aucune certitude de son aboutissement, et même entraîner des troubles encore insoupçonnés aujourd’hui. Comment un état peut-il avoir des monnaies, des langues, des cultures et des niveaux de vie si différents. La libéralisation excessive de l’Europe condamne toute possibilité d’un véritable état européen. Les différences culturelles, sociales, linguistiques et économiques sont telles, qu’on voit mal comment autant d’individus pourraient se sentir unis et solidaires au point de s’identifier à une seule nation et d’abandonner leur souveraineté au profit d’une autorité si éloignée. Le plus grand problème de l’Union Européenne réside dans son manque d’homogénéité et sa structure hybride, qui font encourir des risques graves à long terme, car la différence humaine recherche l’indépendance. On voit donc apparaître sans surprise les premières contre-performances et les récentes crises qui devraient proliférer avec l’incohérence et le flottement grandissants de l’Europe. Une Europe sans état, mais avec  des frontières délocalisées, qui porte gravement atteinte à notre souveraineté et ne peut que nous affaiblir.

La communauté Européenne nous empêche de contrôler efficacement nos frontières et notre immigration. La délocalisation des territoires européens dont les nombreuses frontières sont très difficiles à contrôler fait courir un risque majeur à notre paix et à notre sécurité par l’impossibilité de protéger notre propre territoire. La surveillance des frontières étant laissée à la charge des états, notre immigration dépend de chacun des partenaires européens. Nicolas Sarkozy a beau dépenser les deniers publics en proposant une loi sur l’immigration, celle-ci sera de toutes façons soumise à la tutelle de l’Europe. L’extension des frontières passoires les feront à coup sûr devenir de plu en plus incontrôlable. Malgré une croissance paralysée, l’Europe est déjà un « eldorado » social pour tous les pauvres de la planète. Il ne nous restera donc plus qu’à accepter toute l’immigration encouragée par l’Europe, et dépenser encore plus pour faire la chasse aux étrangers en situation irrégulière, lutter contre la criminalité, et accentuer encore un peu plus le caractère répressif et régressif de notre démocratie.

Les premiers bénéficiaires de l’Europe sont le gangstérisme et la criminalité, car ils profitent directement de son incohérence structurelle. Les malfaiteurs peuvent agir chez nous tout en étant basés n’importe où en Europe, notre police n’ayant aucune véritable autorité pour intervenir hors de France, car elle porte atteinte à la souveraineté des autres pays européens. Les trafiquants, mafieux et gangsters de tous ordre, comme les terroristes, ont compris depuis longtemps l’intérêt des réseaux : ils se développent vigoureusement à l’échelle européenne, pour notre plus grand malheur. Vive l’Europe commerciale !…

L’Europe fait courir un risque majeur aux Français dans la nouvelle guerre terroriste mondiale. Cette guerre qui n’est pas la nôtre a été créée et développée pour des intérêts stratégiques et financiers par les Américains invoquant, comme à leur habitude, une fausse idéologie de liberté. En étant irresponsablement solidaire des intérêts américains au Moyen-Orient, l’Europe nous expose fortement à la guerre terroriste islamiste. La France, qui avait sagement et courageusement refusé de suivre les Etats-Unis en Irak, risque de devoir s’engager dans l’engrenage terroriste à cause de son appartenance à l’Europe. Ce serait cette fois irrattrapable et irréversible, car la crédibilité de notre neutralité serait alors très compromise. Ceci constitue un risque majeur pour notre sécurité et notre paix. La France, contrairement à tous les autres prétendants au pouvoir mondial, est confrontée à un problème d’intégration musulmane important que la pression du terrorisme peut faire éclater.

L’Europe ne sera jamais une nation.

-    L’Europe est contraire au principe d’indivisibilité de la constitution française.
-  L’Europe est contraire au principe de décentralisation de la constitution française.
-    L’Europe expansionniste s’éloigne des principes démocratiques.
-    La taille de l’Europe nous condamne à subir une fausse démocratie.
-    Les Français ont refusé massivement le projet de constitution européenne.
-   Les Français en majorité ne veulent pas être européens (56% au dernier sondage).
-    L’Europe entraîne un ralentissement économique.
-    Il y a une trop grande disparité économique, sociale et culturelle entre les pays membres.
-    L’Europe freine notre croissance et tue l’emploi.
-    L’Europe est vouée à une politique économique libéraliste.
-    L’Europe accroît les inégalités, le chômage et la précarité.
-    L’Europe n’a pas de vocation sociale.
-    L’Europe n’a aucune préoccupation culturelle.
-    L’Europe n’a qu’une vocation de solidarité dont la France fait les frais.
-    L’Europe prive la France de sa souveraineté.
-    L’Europe n’a pas d’avenir politique.
-    L’Europe risque de nous engager irréversiblement dans la guerre terroriste islamiste.
-    L’Europe risque de s’enliser dans des débats coûteux et déstabilisateurs.
-  Les territoires et les frontières de l’Europe sont trop délocalisés et impossibles à contrôler.
-    La disparité des cultures constitue un risque pour la neutralité de la France et pour la paix.
-    L’Europe a un coût pour la France qui pourrait être mieux employé.
-    Les bénéfices de l’Europe pour la France sont limités.
-  Les dix derniers arrivants dans l’UE sont les dix plus faibles économiquement.
-    L’Europe est devenue une machine incontrôlée et incontrôlable.
-    L’Europe est un « eldorado » social pour tous les pauvres de la planète.
-    L’Europe est un « eldorado » financier pour tous les gangsters de la planète.
-    L’Europe présente plus de risques que d’intérêts pour les Français.

L’Europe telle qu’elle est, ça ne marche pas. Les Français l’ont bien compris et l’on exprimé clairement en 2005. Le problème est de savoir si nous avons la possibilité de la changer et ne plus se nourrir de rêves dans le cas contraire. C’est pourquoi il devient urgent de faire le point et de s’affranchir de cette Europe avant qu’il ne soit trop tard. Pourquoi subir la construction européenne alors qu’avec quelques aménagements nous pourrions en tirer pleinement profit. La souveraineté de la France n’est pas contestable, et prendre nos distances ne ferait que dynamiser notre économie, car cela relancerait notre croissance et recevrait à coup sûr les faveurs des investisseurs. Cela pourrait s’intégrer efficacement dans une stratégie démocratique et économique cohérente. Il est parfaitement possible de profiter de l’Europe sans en subir les incohérences. Les plus grands analystes économistes et financiers mondiaux donnent de plus en plus d’avis favorables à la France dans le cas d’une séparation de l’Europe (Morgan Stanley, Standard’s & Poors, …). La position la plus profitable pour la France serait peut-être bien de jouer un peu plus sa carte individuelle au sein de cette Europe dont les mutations vont être encore longues et nombreuses avant une éventuelle structure achevée, cohérente et stable.

Notre espérance légitime, c’est de pouvoir contrôler de plus en plus notre destin, non de dépendre d’une entité encore plus éloignée et délocalisée.
Exprimer notre volonté d’une plus grande indépendance de l’Union Européenne, permettrait de nous placer dans une position de force pour stopper la dérive libéraliste de l’Europe et la remettre sur les rails de la cohérence économique et sociale. Il faudrait donc organiser au plus tôt un référendum pour permettre aux Français de décider en connaissance de cause s’ils veulent aller plus loin dans le développement de l’Union Européenne, et permettre de préciser la position que les Français désirent voir adopter dans cette Europe.
 
Notre espérance légitime, c’est de pouvoir contrôler de plus en plus notre destin, non de dépendre d’une entité encore plus éloignée et délocalisée.



Par jean-marc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 3 mai 2007

 
La France, toujours engluée dans de traditionnelles idéo-rêveries politiques, s’enfonce de plus en plus dans une illusion européenne qui va lui coûter encore 5 années de stagnation économique et sociale, car l’objectif des nouveaux chefs de l’Europe n’est pas économique, et encore moins social, c’est la grande marche vers une nation utopique qui hypothèque notre présent pour un avenir plus qu’incertain.
 

Il y a une confusion dangereuse au sujet de l’Europe dans l’esprit des Français qui paralyse notre pays pour un avenir européen qui ne correspond pas à l’idée qu’ils en ont. La meilleure preuve en est qu’ils croient pouvoir la façonner à leur idée, à commencer par les deux prétendants au trône présidentiel eux-mêmes. Pourtant, avec seulement 8,7% de poids dans les décisions européennes (indice de Shapley)pour à peine 12,3% de la population, comment peuvent-ils encore rêver pouvoir changer la tendance prise par la quasi totalité des 26 autres pays membres et leurs 390 millions d’habitants qui profitent des structures mises en place et à qui l’Europe profite en priorité. L’absence des questions européennes et internationales de la campagne des deux favoris, pourtant capitales, montre leur dangereuse inconscience de nos favoris à ce sujet. Rien d’étonnant quand on voit qu’ils croient que la France est encore 5ème puissance mondiale (cité encore par Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal à « dimanche plus » sur Canal), alors que la Chine nous a ravi cette place depuis deux ans déjà. Ce détail d’apparence anodine illustre bien la « légèreté » économique de ces deux soi-disant champions à qui nous sommes en train de confier notre avenir. 

 

Contrôler la BCE et l’euro pour Nicolas Sarkozy, faire l’Europe sociale pour Ségolène Royal, voilà bien également deux utopies qui montrent à quel point nos deux prétendants sont eux-mêmes dans une dangereuse confusion vis à vis de l’Europe. Croire que la France peut imposer sa volonté en Europe n’est que pure illusion, et les sacrifices qui sont demandés aux Français aujourd’hui le sont en pure perte tant leur schéma républicain est éloigné des 26 autres partenaires de l’Europe, condamnant encore pour longtemps l’espoir d’une union homogène et fonctionnelle pour en tirer des bénéfices.

 

Ainsi, quand le rêve cède la place à la réalité d’un texte constitutionnel, les Français le rejettent car il ne correspond pas, bien sûr, à l’imaginaire collectif qu’on leur a laissé se forger. Mais s’ils ne sont pas tombés dans le piège de la première constitution, ne se feront-ils pas trahir dans l’avenir, rien n’est moins sûr. Surtout, les Français veulent du changement, mais ils ne sont pas conscients que l’Europe du changement condamne le pouvoir qu’ils aiment donner à leur chef au suffrage universel, car ceux qui font l’Europe n’ont qu’une idée en tête, celle de développer l’ascendant du pouvoir de cette pseudo-nation au détriment de leur souveraineté. Les conséquences, elles, sont déjà bien là depuis plusieurs années, provoquées par ces « apprentis sorciers » de la politique qui sont encore plus déconnectés des réalités, perdus dans leur délire de « holding politique », comme en témoigne cette constitution nébuleuse et mort-née que nos politiciens eux-mêmes sont incapables de comprendre.

 

Au moment du grand réveil citoyen avec 84% de participation aux présidentielles, les absurdes 42% de participation aux dernières élections européennes montrent bien clairement la « virtualité » de cette Europe pour nos concitoyens. Si on demandait aux Français par référendum aujourd’hui s’ils veulent abandonner leur passeport Français et l’élection de leur président duquel ils attendent tous les miracles, il est probable qu’ils répondraient encore une fois « non ». Pourtant c’est exactement l’aboutissement non avoué des acteurs de l’Union Européenne dont la seule viabilité est de constituer une réelle nation disposant de tous les outils indispensables à une démocratie. Viabilité toute illusoire car la géométrie plus que trop variable de l’Europe lui interdit de ressembler à une véritable nation dont elle nourrit pourtant ses rêves. Pendant ce temps, la France comptant à tort sur cette union pour la protéger de la concurrence offre ses faiblesses en cadeau à la cupidité des prédateurs internationaux. Son patrimoine fait le bonheur de ceux qui ont les moyens de se l’offrir, mais ils sont de moins en moins français. Pauvres héros résistants qui ont sacrifié leur vie pour laisser leurs descendants abandonner ce patrimoine si chèrement défendu.

 

Faut-il donc être français pour se laisser manipuler aussi facilement par ses partenaires à qui nous aimons tant ouvrir nos bras. Seraient-ils aussi généreux à notre encontre ?

 

Cette Europe va peser de plus en plus lourd dans la balance de nos comptes commerciaux et sociaux. La candeur internationale française va encore laisser la part belle à nos concurrents et nous obliger à puiser encore dans notre bas de laine pour continuer à maintenir notre train de vie au dessus de nos moyens. Et pourtant, s’il y a bien un pays européen qui n’a pas besoin de l’Europe, c’est bien la France. d’autant plus que nos dirigeants s’imaginent naïvement ou présomptueusement pouvoir la faire changer de cap, et les Français, plutôt que d’en tirer les bénéfices risquent fort de continuer à en être les victimes.


Et pourtant, s’il y a bien un pays européen qui n’a pas besoin de l’Europe, c’est bien la France.

 

Par jean-marc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus