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NOTRE DÉMOCRATIE EST UNE ILLUSION

Mercredi 8 mars 2006

Dans la bibliographie de référence sur notre constitution, on peut lire dès le premier article le commentaire suivant : « Aujourd’hui, la démocratie, inachevée, repose sur une méthode d’attribution du pouvoir qui s’appuie sur le libre choix des gouvernants par les gouvernés (principe de liberté) et le respect des droits de l’homme, c’est-à-dire que chaque être humain a la même valeur (principe d’égalité) ; ces deux principes entrant très souvent en tension, le troisième élément, indispensable pour résoudre les conflits, est constitué par le débat. »

 

Parce que le débat a une grande importance dans notre démocratie mais n’est pas assez organisé, toutes les dérives se sont développées dans un pays qui se perd dans la polémique. Le général l’avait d’ailleurs plus ou moins prévu quand il avait pris soin d’intégrer l’article 49-3 qui permet de couper court au débat. Mais ce simple et désastreux article est dramatique pour notre démocratie. La course au pouvoir, la satisfaction de l’ego et le dévouement aveugle à son chef rendent tous les débats aussi stériles que le manque de sérénité qui les caractérise.

 

Le premier article de notre constitution est à lui seul le plus représentatif de l’incohérence dramatique qui caractérise notre république « La France est une république indivisible, laïque, démocratique, sociale, et décentralisée ». Dans cet article réside tout le drame de notre pays qui veut être régi par des principes incompatibles entre eux, et qui génère une incohérence chronique pour tous nos raisonnements. Nous voulons par cet article être en même temps indivisibles et décentralisés. Quel est donc le « malin » qui a rajouté à la va vite ce principe de décentralisation sans se demander s’il était compatible avec les quatre autres portant dans la même phrase. Suivant un vieux proverbe bien connu, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Non contents d’avoir inscrit cette incohérence monumentale dans le premier article de notre constitution, on persiste en transmettant en même temps cette fracture structurelle à l’Europe, par le transfert d’une partie de notre structure institutionnelle.

 

L’article 2 de notre constitution définit lui le principe de la république : « gouvernement du peuple, par le peuple, et pour le peuple. » Or c’est loin d’être le cas actuellement. Le gouvernement de notre république est transféré à des représentants du peuple suivant une structure complexe et vulnérable, qui a eu l’occasion de montrer toutes ses lacunes et se détache de plus en plus de l’opinion publique. L’article 49-3 est non seulement une insulte à la démocratie, mais permet, avec tous les super pouvoirs conférés au Président de la République, de détourner trop facilement la volonté populaire. C’est pourquoi il y a tant de grèves en France car c’est le seul recours que le peuple a pour se défendre des abus de pouvoir engendrés par notre démocratie actuelle incomplète.

 

Les grèves, coûteuses et douloureuses pour tous, sont considérées par beaucoup comme l’expression de la démocratie. Pourtant, elles ne sont que la conséquence et le reflet d’une démocratie imparfaite et illusoire, puisque incapable de garantir correctement la volonté populaire. Le droit de grève constitue une perversion hypocrite d’un système imposteur qui confond rébellion et démocratie. La progression continue des grèves dans notre pays montre que notre démocratie n’a pas évolué depuis le XIXe siècle.

 

Dans un pays où la démocratie peut librement s’exprimer et être respectée, et où les moyens de communication et d’information permettent de tout savoir de la volonté et des attentes des citoyens, le recours à la grève ne devrait plus être nécessaire.

 

Si une démocratie garantissait en tous temps l’adoption de toutes les décisions par une vraie majorité, les citoyens ne pourraient qu’accepter ces décisions, équitablement et légitimement prises. Le recours à la grève ne serait plus alors que l’expression d’une minorité, et ne serait plus nécessaire. Les grèves constituent donc véritablement le baromètre démocratique d’un pays.

 

Il faut donc achever cette démocratie qui conditionne notre bien-être, notre culture et notre vie, et la faire évoluer naturellement vers la vraie démocratie. Ceci nécessite une nouvelle constitution et donc une nouvelle république. La république enfin achevée devrait être légitimement celle de l’hexagone, c’est-à-dire la sixième.

 

La grève n’est pas l’expression de la démocratie, mais bien la preuve d’une fausse démocratie.


Par jean-marc
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Vendredi 2 juin 2006
Nous sommes bien conscients que le monde moderne, notre pays et notre condition sont dirigés par les groupes industriels et le monde financier en général. Cette vérité suffit à expliquer à elle seule pourquoi la fameuse fracture sociale ne cesse de s’aggraver. Une autre preuve en est donnée par la montée des forces d’opposition des forums sociaux dans le monde, luttant pour le renversement de cette tendance.
 
Cette main mise du capital sur la plupart des pays industrialisés montre en premier lieu que notre démocratie n’est pas efficace pour garantir le contrôle du pouvoir par le peuple et demeure irréelle.

Elle n’est donc qu’une illusion entretenue par des politiciens au service de leurs alliances et de leur ambition. Cela explique en particulier pourquoi le monde entier subit encore des troubles sociaux et des affrontements toujours plus meurtriers. Les grèves toujours plus nombreuses montrent que notre démocratie n’a pas beaucoup progressé depuis le XIXe siècle. La paix est indissociable de la démocratie, et donc tant que la vraie démocratie ne sera pas réellement assurée, il ne pourra pas y avoir de paix durable dans le monde.

De l’absence d’une vraie démocratie découlent tous les problèmes sociaux, et par voie de conséquence tous les problèmes économiques auxquels notre pays est confronté. La productivité humaine est directement liée à l’harmonie sociale.

Les hommes ne veulent plus être abusés par les promesses de politiciens qui n’engagent que ceux qui les croient.


Par jean-marc
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