Les médias, les sondages, et l’audimat font malheureusement l’opinion grâce à une fausse liberté de presse qui prive les Français d’une vrai liberté d’opinion. Le poids démesuré des médias non seulement impose encore la loi d’une minorité, celle des gens de presse et de télévision, mais surtout, cela institutionnalise la politique spectacle en imposant la communication médiatique à la classe politique au détriment des idées et des propositions concrètes.
Les médias amplifient l’opinion déjà manipulée par le pouvoir financier des poids lourds politiques anormalement rétribués par l’État. Ils n’enrichissent donc pas le débat démocratique, loin s’en faut. Les journalistes des principaux journaux écrits ou télévisés sont loin d’être libres de dire ce qu’ils pensent, ils sont surtout esclaves de l’audimat et victimes de la censure de leurs dirigeants. Notre télévision publique s’est honteusement illustrée dans l’affaire des « patates », véritables détournements du bien public et corruption financière, au même titre que les abus de biens sociaux des élus, et la seule chaîne de télévision à peu près libre qu’est CANAL+ n’est accessible… qu’à ceux qui payent.
Les médias nous donnent seulement une photo de la réalité, comme les marchands de voyages isolent les curiosités touristiques de la misère qui les entourent. Le paysage médiatique qui nous est offert ne couvre donc que 10% de la réalité, la population n’ayant plus d’autre choix et d’obsession que de se conformer au « modèle » fabriqué de toutes pièces par les marchands de sensations, de rêves et d’illusions. Les grands médias se placent toujours en super-arbitres, synthétisant ce qui fait vendre au détriment de la recherche objective de la vérité. Le monopole de l’opinion par une fausse liberté de presse conduit ni plus ni moins à une autre forme de corruption financière, celle de l’information, vraie ou fausse, qui fait vendre. L’instauration d’une véritable démocratie devrait donc inclure à 100% le pouvoir médiatique dans les pouvoirs devant être redistribués.
La neutralisation du pouvoir médiatique devrait être une priorité pour une véritable démocratie



