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SCANDALEUX PARTIS

Mercredi 8 mars 2006

La polémique traduit l’obstination de minorités d’imposer leur volonté à la majorité. Elle est statique et antidémocratique. Il faut donc arrêter de confondre débat et polémique, pour pouvoir établir un vrai dialogue positif, constructif et efficace, qui seul permet d’aboutir à des solutions concrètes et durables.

 

La grande majorité des problèmes ne sont pas résolus par cause d’un manque d’intelligence, de créativité ou de moyens. C’est surtout la polémique politicienne stérile qui empêche de les résoudre. Nos institutions datent d’une époque révolue où l’honneur et la vertu faisaient partie du vocabulaire. Il n’est plus adapté à notre monde moderne où tous les coups sont permis dans une bataille rangée systématique et continue des dirigeants pour le pouvoir.

 

La politique donne maintenant une large part à la communication dont les politiciens ont fait leur métier. Il s’en suit des luttes de clans aveugles et interminables. Les politiciens sont incapables de la moindre objectivité. Ils sombrent trop facilement dans l’exagération d’une argumentation subjective en mal de structure et de cohérence. Ceci d’autant plus qu’ils sont le plus souvent soumis à des pressions et des influences partisanes diverses. Les parlementaires, qui doivent être les représentants des Français et la clé de l’appareil législatif sont infiltrés par des groupes de pression, dont principalement la franc-maçonnerie qui épanouit son intérêt pour les affaires dans la politique, à l’image de la mafia italienne, mais n’est pourtant pas considérée comme une secte en France, alors qu’elle touche principalement le pouvoir.

 

Le système qui repose en France principalement sur la dualité idéologique droite-gauche est à la base un non sens politique, mais surtout une organisation toute dévouée à la polémique. Pourquoi ? Parce que pour toute chose et tout concept, il y a toujours deux façons de voir les choses, la bonne et la mauvaise, la positive et la négative, la féminine et la masculine, celle des riches et celle des pauvres, etc, etc.. Organiser le débat politique autour d’une dualité revient à cristalliser un affrontement où les deux camps n’ont pratiquement aucune chance de tomber d’accord.

 

Les pires crises sont causées par l’inconscience des politiciens dans leur course obsessionnelle pour le pouvoir suprême. La crise Le Peniste de 2002 est due à la stratégie plus que stupide du Parti Socialiste qui lui a donné les signatures pour qu’il puisse être candidat et affaiblir la droite (200 signatures sur 500 en 2002), quant à la crise du CPE de 2006, elle est due à la précipitation de Dominique de Villepin pour voler le projet de Nicolas Sarkozy avant qu’il ne le propose dans sa campagne électorale. Ce même Nicolas Sarkozy n’a pas hésité d’ailleurs à tirer parti de cette crise en proposant de faire un contrat unique à durée indéterminée…. Tout simplement édifiant !

 

Le pouvoir, privé de sa raison d’être, devient obsessionnel et dangereux. Toutes les énergies disparaissent au profit d’une guerre des chefs en manque d’idées autant que d’envergure. Elles se perdent en France dans un trou noir politique d’où rien ne ressort. Pendant ce temps là, les mutations du monde moderne ravagent notre planète.

 

Il faut arrêter de confondre débat et polémique

 
Par jean-marc
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Mercredi 8 mars 2006

Le financement des partis politiques a été instauré pour apporter une solution aux nombreux scandales générés par les abus de biens sociaux politiques. En plus de légaliser des pratiques condamnées par la loi et par l’opinion publique, la loi sur le financement des partis politiques a vendu notre démocratie à la déraison financière. Contrairement à son objectif d’assurer la pluralité de représentation et la liberté d’expression, cette loi favorise les gros partis et encourage le « commercialisme » politique en accordant un financement proportionnel au résultat du vote démocratique. Cette loi consacre la dépendance financière de la liberté d’expression démocratique.

 

300.ooo euros versés chaque jour ouvrable aux partis politiques, plus de 80 millions chaque année. Si détourner l’argent des contribuables au profit des partis politiques était condamnable, pourquoi ces pratiques ont-elles été légalisées, acceptées et démultipliées pour atteindre des sommets aussi scandaleux. Apparemment le ridicule ne tue toujours pas en France. Ce poste du budget ne dérange pas non plus ceux qui en sont responsables, et il n’a pas dû faire l’objet d’un grand débat public. Est-ce que cette loi a véritablement assaini le pouvoir politique ? On peut raisonnablement en douter. En tous cas, elle n’a sans doute pas mis un terme à la collusion des intérêts industriels avec le pouvoir. Pour preuve, la campagne présidentielle de 2002 : Sur le financement des apports personnels des candidats, le Conseil constitutionnel reste étrangement discret dans son rapport de contrôle : « De façon générale, le Conseil a refusé de s'ingérer dans les relations bilatérales nouées entre le candidat et son prêteur ». Difficile de savoir donc comment Jacques Chirac a trouvé les 10 millions d’apport personnel qu’il s’est fait remboursé par l’État. Encore plus difficile est de savoir si les prêts consentis ont été remboursés. Pour le Conseil, ce n’est pas important. Et pourtant, si ces prêts n’étaient pas remboursés, cela constituerait bien évidemment un détournement de fonds publics. Dans le cas contraire, il est peu probable que des millions d’euros soient prêtés par des particuliers. On n’a donc que très peu évolué dans la transparence et l’indépendance des entreprises vis-à-vis des candidats au pouvoir. Si les entreprises financent les candidats, il est peu probable qu’elles le fassent sans attendre aucun retour. Pour Jean-Marie Le Pen qui a financé personnellement sa campagne avec 10 millions d’euros en 2002, s’agît-il d’un riche aristocrate, ou bien a-t-il construit sa fortune grâce au « lessivage public » de ses campagnes « pestilentielles ».

 

Le financement des partis en France a consacré la suprématie de l’argent dans l’expression démocratique, et ne laisse aucune chance à la pluralité et à l’égalité d’expression. Suivant leur représentation à l’assemblée, les partis se partagent un gâteau de 80 millions d’euros chaque année. Si vous ne vous êtes pas encore présenté aux élections, ne cherchez pas, vous n’y avez pas droit. La liberté d’opinion et de son expression ne sont pas respectées et sont déséquilibrées car la loi et le budget favorisent très anormalement les gros partis et l’importance financière dans l’expression démocratique.

 

À quoi sert de distribuer chaque jour 300.ooo euros aux partis sans aucune justification, quand on voit la stérilité des idées et de la polémique de nos politiciens, qui sont déjà bien rémunérés pour leur fonction, alors que l’on débat toujours sur le non-cumul des mandats. Tout l’argent public dépensé devrait faire l’objet en retour d’un bien ou d’un service réel, efficace et clairement identifiable. La liberté d’expression politique n’est pas en soit un service, et le statut de parti politique ne fait l’objet d’aucune réglementation et d’aucun contrôle, contrairement à toutes les procédures abusives qui pèsent sur les entreprises privées.

Avec 300.000 euros par jour, la politique n’a jamais aussi bien rapporté.

 
Par ljean-marc
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